Big Bones

Big Bones, Laura Dockrill, Blandine Longre, Robert Laffont, R.

big bones.jpgBB est grosse. Le médecin lui demande donc de noter ce qu’elle mange. D’écrire un journal alimentaire donc. Et BB nous offre un livre.
En ce moment, c’est assez à la mode d’offrir à lire des héroïnes grosses et loin des stéréotypes de mannequinat. Mais quelque chose me gêne souvent dans ces lectures : sous prétexte de défendre le droit d’avoir des corps différents des mannequins, on prône l’absolue obésité. On peut être bien dans sa peau avec des bourrelets sans mélanger les sujets et mettre en valeur l’obésité dite morbide où la santé est tout de même en danger. D’autant que les romans aboutissent finalement malgré tout à une perte de poids. Toute l’argumentation s’effondre donc. Si on laisse de côté ces réflexions, on peut toutefois noter que le roman est plein d’humour et que l’auteure a un talent indéniable pour mettre en valeur des aliments. Aussi, le texte ne tourne pas qu’autour du poids : on y parle amour, famille, avenir. La lecture reste ainsi divertissante et agréable du début à la fin.

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Et ils meurent tous les deux à la fin

Et ils meurent tous les deux à la fin, Adam Silvera, Constance de Mascureau, Robert Laffont, R.

CVT_Et-ils-meurent-tous-les-deux-a-la-fin_2327Ils reçoivent tous les deux l’alerte qui leur annonce qu’il s’agit aujourd’hui de leur dernier jour à vivre. Et ils vont se rencontrer pour cette dernière journée.
Les lecteurs qui ont la détestable habitude de lire la fin d’un livre dès le début ne devraient vraiment pas agir de la sorte avec ce roman. Car, bien sûr, on ne peut que s’interroger sur cette fin, que l’on désire plus que tout lire durant ces 400 pages. Et puis l’envie change. Finalement, pourquoi être si pressé de lire le dénouement ? Pourquoi ne pas savourer sa lecture à chaque page ? L’auteur réussit alors ce tour de force : faire passer son message au sein même de sa narration. Bien sûr, il faut ensuite savourer chaque jour comme le dernier, comme si chaque journée créait un roman unique, extraordinaire et remarquable.
Et aussi, l’amour est au cœur des pages, ajoutant encore plus d’intensité au récit.
Une lecture forte, drôle et passionnante : très réussie.

Orphelins 88

Orphelins 88, Sarah Cohen-Scali, Robert Laffont, R.

Orphelins 88Il ne sait plus qui il est : son bras droit a envie de se dresser bien haut tandis que le gauche porte un tatouage très explicite.
Dans ce roman, l’auteure s’intéresse au destin d’un enfant arraché à sa vie pour servir les projets d’Hitler. Maintenant que la guerre est terminée, il tente de reconstruire le puzzle de sa vie. Fondé sur des faits réels, le roman livre des informations documentaires tragiques mais qu’il faut transmettre. Tout en rappelant l’œuvre précédente, Max, ce récit touche, passionne et permet de ne pas oublier. Voici un roman qui se dévore tout en incitant à voir le monde autrement. Un livre nécessaire.

A la place du cœur, Saison 3

A la place du coeur, Saison 3, Arnaud Cathrine, Robert Laffont, R.

A la place du coeur, Saison 3,Caumes a été publié, Esther ne lui parle plus. Et les élections approchent.
Cette troisième saison va crescendo. On commence piano piano avec les pensées émouvantes et poétiques de Caumes, teintées d’un parallèle amusant avec la réalité de la réception de l’ouvrage. Puis, le roman gagne en force avec les élections présidentielles. On retrouve les répliques que chacun a entendues, les débats ultra réalistes que chacun a vécus. Le lecteur est replongé au cœur de cette actualité et le voyage est intense et vrai. D’autres événements surviennent, d’autres personnages évoluent. Et le lecteur, avide de connaissances, dévore alors les pages. Voici un troisième volet fort, dans la lignée du précédent, et que vous devez lire nécessairement.

Follow me back, Livre 2

Follow me back, Livre 2, A. V. Geiger, Frédérique Le Boucher, Robert Laffont, R.

follow-me-back,-tome-2---tell-me-no-lies-1069460-264-432La suite de la romance entre Eric et Tessa. La suite de l’histoire de persécution par Blair. La suite des tweets.
Ce volume deux reprend les mêmes ingrédients et poursuit sur la lignée. Et malgré le risque énormissime de faire dans le cliché fleur bleue gnangnan, le thriller parvient à prendre le dessus et le roman se dévore avec avidité. On a envie de comprendre le puzzle, on cherche les indices, on envisage les pistes. Bref, on est à fond. Comme quoi, certains wattpad méritent leur succès.

A Kiss in the Dark

A Kiss in the Dark, Cat Clarke, Robert Laffont, R.

A Kiss in the DarkElle tombe follement amoureuse d’Alex. Mais Alex a un léger secret : il est une fille.
Les romans de Cat Clarke reposent bien souvent sur un mensonge, un secret, un non-dit. Ici, l’amour est tout de même au centre du récit. Certes, il y a le secret mais c’est surtout une histoire d’amour à l’eau de rose. Heureusement, à la moitié du roman, l’intrigue bascule et gagne en intérêt. Mais le côté cucul fleur bleue persiste tout de même jusqu’au dénouement, parfaitement convenu et attendu. Il manque un peu de punch et d’intrigue pour générer un suspense qui tienne en longueur, un brin dommage donc.

La faucheuse, Tome 2, Thunderhead

La faucheuse, Tome 2, Thunderhead, Neal Shusterman, Stéphanie Leigniel, Robert Laffont, R.

La faucheuse, Tome 2, ThunderheadMon intérêt avait déjà décroît au fil des pages du tome précédent. Ici, bien que le sujet soit toujours attrayant, je n’ai pas réussi à raviver la flamme. L’ennui a très vite pointé le bout de son nez. Pourtant, on avait un suspense et un scénario. Mais l’effet de surprise du concept est passé, les scènes sont déjà-vues et les successions d’événements convenues. Je n’ai même pas atteint la moitié. Comme quoi, bien souvent, un tome unique suffirait.

Les Belles, Livre 1

Les Belles, Livre 1, Dhonielle Clayton, Cécile Ardilly, Robert Laffont, R.

bellesLes Belles, ce sont les seules douées de beauté. Les autres sont gris, peu harmonieux, sans aucune beauté. Mais les Belles peuvent leur vendre de la beauté, les charmer avec leur pouvoir afin de leur donner un peu de beauté, durant un éphémère moment.
Dans ce roman, on a bien sûr une critique du culte de la beauté. L’auteur a bien réfléchi et traite bien son sujet. Et, bien sûr, des surprises sont cachées, des secrets vont être découverts. L’ensemble est globalement bien mené. Toutefois, on note des longueurs. A force de vouloir générer le suspense, l’ennui pointe le bout de son nez. Mais il est certain que le roman touchera sa cible : les ados, plutôt filles, adeptes des questions de beauté et de compétition.

Glitch, Tome 1

Glitch, Tome 1, Anastasiu Heather, Madeleine Nasalik, Robert Laffont, R,

Glitch, Tome 1Dans une société futuriste, les émotions sont contrôlées. Mais certains parviennent à glitcher et à voir le monde en couleurs.
Bon. Ayé on a mis tous les clichés ? Les émotions bloquées, la puce de contrôle, ceux qui sont différents, la Révolution avec une majuscule, l’histoire d’amour de fond. Oui, c’est bon, on a tout. Et puis, pas de temps à perdre : hopopop, l’héroïne découvre vite la Résistance, tombe vite amoureuse, a évidemment un destin hors du commun… Franchement, autant ne pas se fatiguer à écrire si c’est pour reprendre à ce point ce qui a été inventé par d’autres. Bref, on oublie.

Pardonne-moi Leonard Peacock

Pardonne-moi Leonard Peacock, Matthew Quick, Madeleine Nasalik, Robert Laffont, R.

bm_CVT_Pardonne-moi-Leonard-Peacock_5055Leonard est décidé : il va assassiner, puis se tuer. Enfin, d’abord, il va nous parler. Beaucoup.
Au départ, j’ai été très vite séduite par le topo et le personnage. Un genre de surdoué tordu, cela me parle. Le concept est aussi original et nécessairement attrayant. Alors pourquoi le livre tombe des mains ? Car le narrateur s’écoute parler. Beaucoup. Beaucoup trop. Et l’ennui survient car les faits manquent. Tout repose sur une succession d’échanges visant à montrer la personnalité du personnage. Mais ça y est, on l’a saisie. Il ne faut pas en oublier des rebondissements et des péripéties. Bref, une intrigue. Peut-être qu’un revirement a lieu dans la deuxième moitié du livre. Mais ma patience ne m’a pas menée jusque-là.