Moi, le loup

Moi, le loup, Delphine Perret, Éditions Thierry Magnier.

Moi-le-loupAvoir un loup comme animal domestique, et en cachette de ses parents de surcroît, ce n’est pas une mince affaire.
Dans ce volume, trois albums sont réunis. Et chacune des trois histoires est un vrai régal de lecture. Ce loup inoffensif qui se nourrit de boîtes de conserve est terriblement attachant. Les scènes sont aussi totalement jubilatoires et le rire survient à chaque petite historiette. L’auteur regorge d’idées et on dévore l’intégrale du début à la fin avec un plaisir exponentiel.
Une seule envie : que Delphine Perret poursuive avec de nouvelles aventures de son petit loup trognon. Vite, il nous manque déjà !

Publicités

Le dernier pisteur, Tome 3, Le chant des hyènes

Le dernier pisteur, Tome 3, Le chant des hyènes, Pascal Brissy, Bonnie Pang, Auzou, Pas de géant.

le-dernier-pisteur-tome-3-le-chant-des-hyenes-9782733851081_0Voilà enfin le tome du dénouement. L’heure est à l’affrontement et aux vérités !
Nul spoiler ne sera ici narré afin de ne rien vous gâcher mais sachez simplement que cette fin clôt parfaitement la série.
On a tout ce qu’on a envie d’y lire et on découvre même des rebondissements qui créent davantage d’intérêt encore. Le suspense est à son comble tout au long du tome et les personnages ont exactement le comportement qu’on attend d’eux à chaque scène. Ainsi, l’œuvre respecte bien les lois du genre tout en créant des surprises nécessaires afin de générer notre attention du début à la fin.
Et, à la toute dernière page, la seule question qui se pose est : eh bien, où est-elle, cette suite promise ? En attendant de voir l’univers s’enrichir encore, je vous invite déjà à savourer les tomes qui le créent. Bonne lecture !

Le dernier pisteur, Tome 2, Le piège de la Manticore

Le dernier pisteur, Tome 2, Le piège de la Manticore, Pascal Brissy, Bonnie Pang, Auzou, Pas de géant.

le dernier pisteur tome 2Dans ce second volet, Zak l’aventurier ne va plus affronter une araignée mais… un lion capable de voler et doté d’une queue de scorpion ! Vous frémissez de peur ? Ce n’est pas fini !
Dans ce tome, la quête du jeune héros se poursuit et l’aventure bat son plein. On enchaîne les rebondissements et les situations périlleuses. Les personnalités s’enrichissent aussi, de quoi arriver à un dénouement qui ne laisse pas le choix : il faut lire le tome final !
PS : pour ceux qui se poseraient la question sur le choix de la collection « pas de géant » : on a bien ici qui demande de grandes compétences lectorales. Les lecteurs experts sont donc privilégiés.

L’empire de sable

L’empire de sable, Kayla Olson, Frédérique Le Boucher, Robert Laffont, R.

L-empire-de-sableEden fuit. Accompagnée d’autres filles, elle part soudainement, guidée par l’espoir de trouver une île indiquée par son feu père. Les jeunes adolescentes doivent échapper aux Loups, ces individus nouvellement au pouvoir. Car depuis que les forces ont été bouleversées, l’équilibre est encore plus instable.
Le jeu de pouvoirs est intéressant. En effet, l’auteur a trouvé un angle d’approche innovant pour créer une dystopie basée sur des questionnements écologiques. La création des Loups permet d’assurer le rôle de méchants au sein de ce nouveau monde et cela promet des altercations pour les personnages gentils. On a donc une structure de base qui reprend les codes du genre mais avec originalité. Ensuite, le roman est une quête de survie. On assiste aux nombreuses péripéties de danger qui surviennent aux filles. Et l’ambiance à la Hunger games n’est pas loin avec un territoire hostile au sein duquel il faut survivre. Pour satisfaire les cœurs girly, surviennent alors les garçons. Pour ma part, l’ajout n’était pas nécessaire : les histoires d’amour sont trop cuculs dans les dystopies. Arrive alors le moment du coup de théâtre… que j’avais pressenti depuis les premières pages. Alors, nécessairement, l’intérêt a décru massivement. Le dénouement, long, connaît toutefois quelques rebondissements intéressants.
C’est donc une lecture qui laisse un sentiment mitigé. Je pense que si l’auteur n’avait pas absolument voulu cocher toutes les cases on aurait eu moins de clichés et plus d’originalité. Car le concept était à l’origine bien prometteur. Et, bien sûr, la mention de Dicaprio est pour ma part totalement de trop.
Pour conclure, je vous conseille tout de même de tenter l’aventure si vous êtes amateurs du respect total des lois du genre.

Après la vague

Après la vague, Orianne Charpentier, Gallimard Jeunesse, Pôle fiction.

après la vagueDeux jumeaux sur une plage. Un tsunami, un seul survivant.
C’est un roman de deuil. Pendant les 150 pages, on suit la perte, la souffrance, la déconstruction, l’acceptation. Oui, l’émotion est saisissante. Oui, l’auteur trouve les bons mots. Mais ! Mais j’ai du mal avec les romans qui n’ont pas d’autres histoires à raconter qu’un concept unique à étirer. Pour moi, l’histoire commence au dénouement. Le deuil ne suffit pas à engendrer du roman. L’article est donc à peu près aussi court que le roman. Dommage, la base était là.

Une semaine 7 lundis

Une semaine 7 lundis, Jessica Brody, Gallimard Jeunesse.

une semaine 7 lundisEllie passe sans doute l’une des pires journées de sa vie : elle gâche une dissert, elle est horrible sur la photo annuelle, elle rate son discours d’élection, elle mange un gâteau aux amandes et elle se fait larguer ! Et le pire dans cette histoire ? Ellie se retrouve coincée dans cet horrible lundi, qui recommence sans fin. Mais la jeune fille connaît Un jour sans fin : il faut réparer ce qui a été cassé et éviter la rupture.
Ce genre de roman, on le connaît par cœur. On devine à peu près tout dès les premières pages. On attend la journée pétage de câble, la journée au lit, la journée salvatrice. On devine les retournements, on se doute de ce que l’héroïne ne comprend pas, on anticipe à juste titre. Alors pourquoi cela fonctionne-t-il ? Car justement le lecteur connaît les règles et les savoure les unes après les autres. L’humour omniprésent rend chaque scène délicieusement succulente à savourer. Et les retournements tant attendus sont appréciés lorsqu’ils arrivent enfin car le lecteur aime se sentir tout puissant. Bref, l’auteur utilise parfaitement les règles du genre et nous offre un roman genré parfaitement maîtrisé. A vos rires, partez ! Foncez vers cette journée sans fin… avant demain !

Studio danse, Tomes 1 à 10

Studio danse, Crip, BeKa, Maëlla Cosson, Bamboo éditions.

studio danseL’univers d’une école de danse, en bande dessinée.
Cette bande dessinée a un lectorat très ciblé : des jeunes lecteurs, surtout des filles, amatrices de danse. On retrouve bien l’ambiance, l’atmosphère, les figures incontournables (la prétentieuse, la professeure, etc.). Les gags reposent souvent sur les mêmes effets mais cela fonctionne malgré tout. On peut toutefois regretter certains passages (dans quelques tomes) où le poids d’une des jeunes filles est souvent considéré comme un problème. On aurait préféré un message de tolérance et d’acceptation de chacun. Les stéréotypes filles-garçons ont aussi la peau dure. En revanche, l’immersion au sein de réels opéras est très intéressante : le lecteur découvre les vraies histoires des grands opéras classiques. Il est alors dommage que le spectacle soit alors absent de certains tomes. Voici une série dont le contenu est parfois à discuter afin de nuancer le propos mais qui devrait sans aucun doute amuser et charmer les lectrices cibles, qui n’auront alors qu’une envie : lire tous les tomes de la série.

Lock & Mori

Lock & Mori, Heather W. Petty, Luc Rigoureau, Le livre de Poche Jeunesse.

Lock-Mori-T1-poche-HD1-719x1024Sherlock et Moriarty, version teenager, ça donne quoi ? En tout cas, le concept est à la mode. On l’a vu (lu) il y a peu avec la fameuse Charlotte. Dans cette version, on a donc le prétexte de deux figures connues, rajeunies, avec un changement de sexe pour rabattre les cartes et créer un intérêt amoureux. Bon. Mais si on enlève le papier cadeau, que reste-t-il de la vraie histoire ? Policière, bien sûr, l’intrigue prend son temps. On a un cadavre, des indices, des pistes. Bref, du polar. Intéressant ? Malheureusement, la conclusion est mitigée car la lenteur survient… là où on ne la voulait pas. Pourtant, le style d’écriture était bien sympathique, habilement travaillé et souvent plein d’humour. Comme quoi, sans péripétie, cela tombe à plat. Et faire un plat, malgré de belles pirouettes, cela gâche toujours le souvenir du plongeon. On en vient à regretter d’avoir tenté de plonger dans le roman. Dommage. Pour autant, on surveillera d’autres parutions de l’auteur, puisque ses pirouettes valent le détour.

The Mortal Instruments, Renaissance, Tome 1, La princesse de la nuit

The Mortal Instruments, Renaissance, Tome 1, La princesse de la nuit, Cassandra Clare, Pocket.

the-mortal-instruments---renaissance,-tome-1---la-princesse-de-la-nuit-922057-264-432Ses parents ont été tués avec d’étranges marques qui réapparaissent sur d’autres corps. Pour Emma, c’est signe qu’il faut enquêter.
J’ai voulu tenter ce cycle sans avoir lu les précédents. En effet, on peut rapidement comprendre l’univers. L’auteur expose bien les règles, les personnages et le pourquoi du comment. Mais… Mais ensuite, cela devient bien platonique. Les échanges tirent à la ligne et on a la sensation que l’auteur cherche à tout prix à vouloir faire des pages pour faire du pavé. Et, nécessairement, l’ennui survient. Ce n’est même pas par trop-plein de fantastique.
Bref, le roman m’est rapidement tombé des mains devant le manque de rebondissements et de péripéties. Dommage, je n’irai pas voir les autres cycles.

Tant qu’on rêve encore

Tant qu’on rêve encore, Chris Killen, Amélie de Maupeou, Fleuve éditions.

tant qu'on rêve encoreDes trentenaires, qui ont donc été vingtenaires dix ans auparavant.
Les retours en arrière, les envies qui différent, les vies qui prennent différents chemins… voilà une galerie de personnages assez riche, permettant de toucher tous les lecteurs cibles (des trentenaires donc).
Bon. Mais est-ce que cela suffit à tenir un roman ? Certes, certaines scènes sont amusantes, touchantes, satisfaisantes. Mais à la longue… l’ennui survient. On en vient à autant s’ennuyer que certains personnages dans leur vie. Et on ne sait plus pourquoi on devrait poursuivre la lecture. Au moins, si on arrête, on est sûr de ne pas rater grand chose.