La Quête d’Ewilan, Tome 3

La Quête d’Ewilan, Tome 3, Pierre Bottero, Lylian, Laurence Baldetti, Loïc Chevallier, Glénat.

quete d'ewilan tome 3Le tome 3 sur 4 a toujours la délicate position de ne pas encore révéler le dénouement et de devoir garder le suspense. Ici, heureusement, c’est bien réussi et l’on ne s’ennuie pas. Je m’interroge cependant : l’histoire est-elle réellement compréhensible, et appréciable, pour les non lecteurs de la série en roman ? Car certains événements vont tout de même assez vite. Pour moi en tout cas, cette adaptation est toujours très agréable, et j’ai hâte d’en lire le quatrième et dernier tome. Je crois que j’irais même jusqu’à lire l’adaptation d’Ellana, histoire qui me tient encore plus à cœur.

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La Quête d’Ewilan, Tome 2

La Quête d’Ewilan, Tome 2, Pierre Bottero, Lylian, Laurence Baldetti, Loïc Chevallier, Glénat.

la-quete-d-ewilan,-tome-2Ce tome 2 me faisait envie depuis la lecture du tome 1. J’ai donc fini par y céder… Et c’est sans regret ! L’univers est toujours tout aussi envoûtant et j’apprécie vraiment de retrouver cette histoire que j’ai tant apprécié en roman. Sans être dénaturé, le récit voit ici toute sa richesse bien mise en valeur grâce à de belles planches pleines de couleurs et de vie. Les cadrages alternent, les atmosphères aussi et le lecteur passe sans aucun problème d’une scène calme et pleine d’émotions à une action intense. J’apprécie grandement le choix de présenter ces scènes de bataille sans un mot, dans le plus grand silence. Voici ainsi un tome qui me donne bien envie de suivre toute la série.

Forget Tomorrow

Forget Tomorrow, Pintip Dunn, Diane Durocher, Lumen.

forget-tomorrowRecevoir le souvenir de son futur pour orienter son avenir, voilà un topo très dystopique assez prometteur. Zou, j’ai foncé tête baissée vers ce roman qui me semblait proposer un jeu intéressant sur le temps. C’est toujours intéressant de voir comment l’auteur va résoudre le fameux casse-tête de la prophétie : sera-t-on sur une bande-annonce que l’on veut éviter à tout prix comme Œdipe ? Ou peut-on réellement déjouer l’avenir ?
Mais, premier problème au début du texte : j’ai eu l’impression d’avoir déjà lu ce roman. Certes on peut user de lieux communs pour respecter le genre mais on a ici un vrai copier-coller des scènes cultes d’autres dystopie, comme Divergent. Ensuite, grand creux, une fois l’intrigue lancée, on tombe dans le vide intersidéral de l’action. L’auteur ne veut sans doute pas aller trop vite pour faire les fameux trois tomes mais du coup on atterrit dans une guimauve d’amour insupportable. Et sans intérêt car on a bien compris qui aime qui etc. Peu d’enjeux, peu de suspense, des personnages à personnalité stéréotypée… bref, quand le cliché est trop prononcé, le résultat est sans saveur. On s’épargnera donc les tomes suivants.

Les p’tits philosophes

Les p’tits philosophes, Pomme d’Api, Sophie Furlaud, Dorothée de Monfreid, Soledad Bravi, Bayard Jeunesse.

20170626_102837Les p’tits philosophes, c’est une bande de copains qui sévit chaque mois dans le magazine Pomme d’Api. Sur un thème ou une question, quatre amis s’interrogent, réfléchissent, tentent de trouver des réponses en observant le monde, le quotidien, la vie. Il y a Plume, qui pense beaucoup et est le plus philosophe, Raoul, le loup qui fait souvent des bêtises et agit à l’instinct, Chonchon, le bébé un peu naïf aux idées spontanées et Mina, la gentille chatte qui rassure et adoucit les humeurs des autres. Dans ce recueil, vingt-quatre thématiques sont réunies. Grâce à la bande dessinée, le jeune lecteur est invité tout en douceur à s’interroger, en partant d’une scène de son quotidien, sur une grande notion de la vie : qu’est-ce qu’un cadeau, qu’est-ce qu’un ami, qu’est-ce que grandir… C’est alors l’occasion de réfléchir sur la justice, l’ennui, la colère, la pensée… Ensuite, une double page permet de poursuivre la réflexion en discutant avec le jeune lecteur. Une seule conclusion après avoir lu tout l’ouvrage : vite aller acheter le tome suivant.
Voici par exemple, un extrait de conclusion sur « à ton avis, on est où avant de naître ? » :

Pou-poule !

Pou-poule !, Loufane, Lola, Kaléidoscope.

pou-pouleUne poule amoureuse d’un renard ! Quelle idée ? Va-t-il la croquer ? Ou la serrer dans ses bras ?
Quel suspense ! Et quelle histoire délicieusement savoureuse !
J’adore : les commères, le côté rébellion, le mystère, l’attente du dénouement… Voici un album qui procurera sans aucun doute un très grand plaisir de lecture à tous les lecteurs (petits et grands). Les exclamations des personnages sont jubilatoires, les illustrations mettent bien en scène l’expression et les sentiments des personnages et le choix des couleurs donnent une grande intensité à chaque double page. C’est donc un sans-faute pour cet album. Une seule conclusion : vive Lola !

La trousse

La trousse, Isabelle Chavigny, Lucile Limont, Hatier.

la trousse couvDans la trousse de Tika, il y a plein d’objets, plus attirants les uns que les autres, qui donnent envie de faire mille et une bêtises. Il est alors bien difficile d’y résister. Pourtant, Tika est sage, elle ne fait pas de bêtise… enfin presque pas.
Conseillé au sein d’un recueil de textes pour découvrir la lecture, cet album a l’avantage de proposer des phrases courtes, une redondance des termes, des mots courts… tout cela au sein d’une vraie histoire, sympathique et distrayante, qui donnera ainsi le goût de la lecture tout en amusant les lecteurs débutants. Quant aux illustrations, grandes et riches en couleurs, elles ajoutent du peps à la lecture et donnent envie de tourner les pages : une belle alliance pour une première lecture.

la tousse inter

Une faim de loup, un point, c’est tout.

Une faim de loup, un point, c’est tout., Solo un puntino, Elisabetta Pica, Chiara Vignocchi, Silvia Borando, Little Urban.

unefaimdeloupVoici un grand méchant loup, toujours positionné face à un point rouge. À chaque fois, le point rouge grossit, grossit, devient cerise, coccinelle, ou même petite fille, et à chaque fois, bien sûr, crac miam, le grand méchant loup mange ce petit point rouge.
Dans cet album, le jeu graphique est important : l’enfant voit que le point grossit de plus en plus, qu’un dessin est ajouté pour transformer le point en une nouvelle création, et le suspense s’intensifie de plus en plus au fil des pages pour savoir comment va se terminer cette histoire. Le jeu graphique repose aussi sur l’alternance des pages blanches et noires et la redondance des images du loup. Aussi, le jeu littéraire est sonore : les exclamations de dévoration sont de plus en plus nombreuses, grandissant crescendo comme la taille du point.
Quelle création artistique ! On ne peut être que bluffé par le talent des créatrices qui ont habilement mêlé texte et image pour engendrer une œuvre hautement littéraire, tout en faisant preuve d’une grande simplicité. Une seule question alors : pourquoi Little Urban ne met pas davantage en valeur le talent des créatrices en écrivant leurs noms sur la couverture ? Il m’a fallu chercher dans les petites lignes, c’est dommage.
Voici un excellent album, original, bien pensé, magnifiquement bien réalisé, qu’il vous faut obtenir et garder précieusement.

Une faim de loup, un point, c_est tout

Il y a un monstre !

Il y a un monstre !, Marcus Pfister, Éditions NordSud.

il y a un monstrePas de doute, c’est bien un monstre qui est là-bas, avec ses quatre doigts velus et ses griffes. Tiens, d’ailleurs, il nous salue ! Et c’est ainsi l’occasion de nous présenter tous ses amis monstres : le monstre-du-placard, celui qui se cache sous le lit, celui qui est dans la cave… Une ribambelle de connaissances !
Ce livre permet bien sûr de dédramatiser la peur du monstre en le faisant apparaître de manière amicale. Le jeu le plus ludique est bien celui du pop-up : derrière une apparence qui semble normale, on soulève un rabat, et hop !, le monstre apparaît ! Puis, le volume lui donne vie. Les couleurs sont fraiches, le récit un peu longuet mais le dynamisme reste présent et le grand format ajoute un vrai plus au jeu en volume. Un album qui devrait ainsi beaucoup amuser les plus jeunes lecteurs.

On dirait nous

On dirait nous, Didier Van Cauwelaert, Albin Michel.

On dirait nousUn couple, qui s’aime. Tout semble facile, évident. Et l’envie de faire un enfant pointe le bout de son nez. Sauf que ce ne sera pas n’importe quel bébé, mais peut-être une réincarnation. Enfin… si l’on y croit ? Car, c’est impossible, n’est-ce pas ?
Dans ce roman, tout commence comme une jolie histoire d’amour, dont on savoure chaque instant de la passion amoureuse des tout petits moments, des frémissements des débuts. Et puis, l’étrange arrive, à pas de loup. Les personnages doutent, et nous aussi. Alors, on est pris dans l’histoire, on s’interroge, on commence à être pleinement au sein de la « fiction ». Et l’envie de connaître le dénouement, le fin mot de l’histoire, se fait de plus en plus pressante. Voici une histoire qui fonctionne, et qui se lit avec plaisir.

A la place du cœur, saison 2

A la place du cœur, saison 2, Arnaud Cathrine, Robert Laffont, R.

à la place du coeur 2J’avais un avis très mitigé sur la saison 1. Une écriture soignée, des personnages attachants… Mais un trop plein en arrière-plan qui fait finalement perdre au réalisme. Pourtant, les personnages continuaient de me trotter dans la tête et j’avais bien envie de savoir ce que devenait Caumes. Le tome 2 commence et, au début, la réponse tarde. Mais l’écriture toujours très travaillée est bien présente et le charme fonctionne. Vite, on est de nouveau happés dans le récit de cette deuxième saison. Et puis, surprise, l’auteur change (soudainement ?) une info importante de la narration, crée un nouveau cadre. Cela peut déstabiliser le lecteur qui peut penser que l’auteur sort d’un coup cette idée de sous son chapeau, en cours de route, sur un coup de tête. Mais, admettons. Et si on admet, cela passe. Cette fois, le cadre n’est pas too much, et les qualités trouvées au premier tome sont encore réunies. Du coup, ce tome m’a même davantage séduite que le précédent. Une seule conclusion donc : à quand la saison 3 ?