Impostors

Impostors, Scott Westerfeld, Guillaume Fournier, Pocket Jeunesse.

ImpostorsVoilà un nouveau roman de Scott Westerfeld annoncé comme une suite de l’excellente série Uglies. Quelle chance, se disent les fans, impatients depuis une bonne décennie. Et là, drame, Scott fait un plat. Voilà l’histoire de deux jumelles, dont l’une n’existe que dans le secret, pour remplacer la précieuse si besoin. Bam, l’occasion survient, et la jumelle méconnue se retrouve au sein d’une famille pour un arrangement politique bidon, et, bien sûr, une histoire d’amour s’ajoute au topo. Non mais franchement Scott, quel rapport avec l’univers de Tally ? Depuis quand les personnages sont aussi caricaturaux et fleur bleue ? Et, surtout, il ne se passe strictement rien de chez rien. Donc le livre tombe des mains. Échec.

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La maîtresse a pleuré trois fois

La maîtresse a pleuré trois fois, Murielle Szac, Thierry Magnier, petite poche.

La maîtresse a pleuré trois foisMartin va être expulsé en Chine. Pour Hugo, comme pour la maîtresse, la nouvelle est insoutenable.
J’apprécie particulièrement les textes de ces collections, qui présentent des œuvres coups de poing, des pépites intenses et denses, des shoots d’émotion. Ici, tout est parfaitement bien mené. D’une grande justesse, le texte touche le cœur et bouleverse durablement. Efficace et réaliste, voilà un texte nécessaire.

Sauveur & Fils, saison 5

Sauveur & Fils, saison 5, Marie-Aude Murail, L’école des loisirs, Médium +.

Sauveur & Fils, saison 5Où l’on retrouve notre psychologue préféré, sa famille chérie, ses patients étranges ou attachants ou les deux à la fois. Qu’il est bon de se plonger dans les nouvelles aventures de Sauveur ! Il nous avait manqué et ce nouveau tome est dans la lignée des précédents : excellent. Rien à ajouter si ce n’est qu’il faut absolument lire cette série !

Journal d’un amnésique

Journal d’un amnésique, Nathalie Somers, Didier jeunesse, romans.

Journal d'un amnésiqueRomain a tout oublié. Absolument tout. Son nom, ses parents, sa vie. Dur dur de tenter de reconstruire le puzzle lorsqu’on n’a même pas les pièces.
Ce roman utilise un procédé classique et le rendement est plutôt correct. On a envie de savoir, on enchaîne les pages. Et même si beaucoup d’éléments se devinent aisément, l’histoire réserve toutefois quelques surprises. En revanche, le dénouement est archi convenu et trop hollywoodien. Il traite tout en peu de pages, règle tous les sujets et perd totalement en réalisme. Le côté moralisateur gâche un peu l’ensemble. Dommage car l’écriture était sympathique et certaines thématiques intéressantes.

Et je danse aussi

Et je danse aussi, Jean-Claude Mourlevat, Anne-Laure Bondoux, Fleuve éditions.

Et je danse aussi, Jean-Claude Mourlevat, Anne-Laure Bondoux, Fleuve éditionsUn auteur reçoit un manuscrit d’une admiratrice. Par mail, il lui répond qu’il ne lit jamais les manuscrits de ses fans, ce n’est pas son travail. Commence alors une longue correspondance.
Ce roman écrit par deux auteurs phares de la littérature pour ados est une grande réussite. L’histoire peut peiner à démarrer au début mais, une fois le suspense lancé, le lecteur se prend au jeu et veut savoir. Le roman épistolaire se fait alors polar et l’intrigue se dévore. Et quel dénouement ! Il est certain que l’on aurait aimé connaître la suite et pourtant… (que j’aime ces points de suspension !) Quel régal que d’avoir arrêté l’histoire à cet instant précis ! Voici un roman qui deviendra à coup sûr un classique, un incontournable à lire.

Misery

Misery, Stephen King, Le Livre de Poche.

MiseryUn écrivain a un accident. Sa plus grande fan le découvre et l’emmène chez lui.
Ainsi commence le scénario d’horreur de ce célébrissime King. Et, assurément, voilà un roman qui crée une grande angoisse chez le lecteur. Addictif, effrayant, paralysant, ce roman est totalement génialissime. L’auteur manie le suspense à la perfection et promet au lecteur de grandes nuits blanches. Du grand King !

Moon Brothers

Moon Brothers, Sarah Crossan, Clémentine Beauvais, Rageot.

Moon BrothersEd est condamné. Condamné au pire. La mort. Qu’il soit coupable ou innocent, qu’importe finalement, lorsque les dés sont tous jetés ?
Ce nouveau roman tant attendu de Sarah Crossan, toujours en vers libres, est encore une fois une grande réussite. On est immédiatement happé par le style de l’autrice, l’émotion prend à la gorge et les pages se dévorent. Bien sûr que le dénouement ne pouvait être autre et… quel dénouement ! Il va encore une fois marquer comme les précédents titres. Voilà vraiment une autrice d’exception ! Vivement sa prochaine œuvre !

Dry

Dry, Neal et Jarrod Shusterman, Cécile Ardilly, Robert Laffont, R.

DryUne sécheresse intense : voilà le topo de cette dystopie.
Ayant apprécié le premier tome de La faucheuse, j’étais attirée par la plume de l’auteur dans cette nouvelle histoire. Malheureusement, point de nouveauté ni d’originalité. Les personnages ont soif… Bon. Se passent ensuite les événements prévisibles lors d’une telle situation. Du coup, on s’ennuie. Et le dénouement ne vient pas surprendre, il poursuit la lignée de ce qui est convenu. Dommage d’utiliser la banalité lorsque l’on sait narrer.

1 million de vues

1 million de vues, Jeremy Behm, Syros.

1 million de vuesUn défi qui vise à obtenir un max de vues sur YouTube ! Prêts à le relever ?
J’ai adoré les précédents titres de l’auteur et, bien que le sujet soit moins attrayant à mon sens, j’avais vraiment hâte de replonger au cœur de la plume de Jeremy Behm. Sujet moins attrayant car selon moi un peu « facile ». Et en effet, malheureusement, le scenario est exactement celui que l’on peut prévoir. On retrouve bien sûr des scènes bien narrées car il est indéniable que l’auteur sait écrire mais on perd en originalité et en véritable plume d’auteur. Même, beaucoup de passages mériteraient de grandes coupes pour alléger le texte, qui traîne souvent en longueur. Une petite déception donc, mais un auteur que je continuerai de suivre malgré tout.

Mot à mot

Mot à mot, Lucy Keating, Valentine Vignault, Michel Lafon, poche.

Mot à motImaginez : vous découvrez qu’une autrice a choisi de raconter votre vie dans son prochain roman. Pas de s’en inspirer mais que ce soit réellement votre vie qui devienne roman. Que feriez-vous ?
Le principe est plutôt attrayant et l’idée originale. Problème : l’autrice tire à la ligne, gagne du temps au lieu d’aller au cœur du concept et élude l’essentiel. Du coup, nécessairement, l’ennui survient. Car on se fiche des histoires adolescentes, on veut le fin mot de l’histoire. Dommage, c’est raté.