Le cœur en braille

Le cœur en braille, Pascal Ruter, Didier jeunesse.

Le coeur en brailleMarie-José excelle en musique. Mais la jeune fille perd peu à peu la vue. Quand à Victor, il est particulièrement peu doué en maths.
Évidemment, voir le film adapté du roman avant de lire l’œuvre d’origine n’est jamais une bonne idée. Mon avis n’est donc nécessairement pas objectif puisque des images visuelles polluaient la lecture et que le dénouement m’était connu. Toutefois, l’humour présent au sein des pages rend la lecture très attrayante et divertissante. Ne faites pas comme moi : lisez le roman avant de voir le film.

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Gare à ton double

Gare à ton double, F. T. Bradley, Yves Sarda, Seuil.

gare à ton doubleUn ado se retrouve plongé au cœur d’une mission d’espionnage afin d’éviter de payer une amende.
Un ado de la CIA, le principe est du déjà-vu. Et il faut être teinté d’originalité pour se démarquer du genre. Malheureusement ici, on reste dans la zone de confort. On a certes de l’humour et des scènes comiques mais rien de très novateur d’un point de vue scénaristique. Si bien que le livre tombe des mains. C’est dommage car l’humour était sympathique. Il aurait fallu le lier à une histoire plus tarabiscotée.

Un avion sans elle

Un avion sans elle, Michel Bussi, Presses de la Cité.

Un avion sans elleUn bébé survit à un crash d’avion. Problème : il y avait deux bébés du même âge dans l’appareil. Lequel est le survivant ?
J’ai deviné le dénouement assez vite. Mais il me manquait des pièces pour vérifier le puzzle. Et, effectivement, si j’avais raison, il m’a tout de même fallu attendre les toutes dernières pages pour avoir l’explication tant désirée. Du coup, bien sûr, j’ai dévoré les pages afin d’arriver au bout. Mais on peut toutefois regretter que le puzzle central ne serve qu’à si peu de choses. Finalement, le dénouement peut presque se lire indépendamment du texte. C’est un brin regrettable qu’il n’y ait eu davantage d’éléments surprises. Mais Michel Bussi prouve bien sûr encore une fois qu’il a le don de savoir captiver son lecteur. C’est indéniable.

L’année où tout a changé

L’année où tout a changé, Jill Hucklesby, Maïca Sanconie, Bayard Jeunesse.

L'année où tout a changéAmy adore nager. Elle devient même une championne. Mais soudain, un accident bouleverse sa vie.
Ce roman ne raconte pas une histoire très originale mais le traitement du sujet n’est pas déplaisant. L’écriture est agréable et les situations assez réalistes bien qu’un poil artificielles. La construction est globalement convenue mais ce n’est pas si important : même sans suspense sur le dénouement, on prend plaisir à suivre le quotidien de l’héroïne. Ce n’est donc pas le roman du siècle mais c’est une lecture qui divertit et engendre quelques émotions.

L’histoire de Malala, Celle qui a dit non aux talibans

L’histoire de Malala, Celle qui a dit non aux talibans, Viviana Mazza, Diane Ménard, Gallimard Jeunesse.

L'histoire de Malala, Celle qui a dit non aux talibansTout le monde a entendu parler de Malala mais il est important de parfaitement connaître la vie de cette jeune fille pleine de courage.
Afin de découvrir quelles étaient les conditions exactes de sa vie, comment se déroulait son quotidien, quelles pouvaient être ses pensées, il faut absolument lire cet ouvrage, romancé mais documentaire, qui narre page après page l’incroyable courage de Malala. En refermant le livre, on ne peut que ressentir une grande admiration et une envie de mener à son tour des actions de paix. Voilà un ouvrage bref et intense, à conseiller à tous, à partir de la jeune adolescence.

Le temps est assassin

Le temps est assassin, Michel Bussi, Pocket.

Le-temps-est-aainIls sont quatre lorsque la voiture sort de la route. Une seule survivante. Vingt-sept ans plus tard, l’adolescente rescapée est devenue une jeune femme. Elle part sur les traces de son passé. L’accident en était-il réellement un ?
Ce roman met un peu de temps à démarrer. On est en Corse et on prend son temps. On saisit alors bien l’atmosphère, les personnalités, les spécificités de l’île. Et puis les indices s’accumulent et le polar entre enfin en scène. Quelques ressorts sont un brin faciles mais l’ensemble tient tout de même la route. Le suspense permet alors de garantir l’addiction du lecteur. Voici un Michel Bussi un peu plus mou mais qui divertira tout de même les fans du genre ou de l’auteur.

On ne meurt pas la bouche pleine

On ne meurt pas la bouche pleine, Odile Bouhier, Thierry Marx, Pocket.

On ne meurt pas la bouche pleineEntre Tokyo et Paris, des cadavres pleuvent. Un rapport peut-être ?
Ce roman a de bons atouts : des scènes bien sombres, un puzzle complexe et des personnages forts. Mais l’écriture instaure une distance gênante pour le suspense : on reste spectateur des situations, on ne frémit pas, et, finalement, on s’ennuie. Pourtant le principe était novateur et original. Voilà un polar qui saura distraire ponctuellement les amateurs du genre mais qui ne séduira pas largement le grand public.

Dysfonctionnelle

Dysfonctionnelle, Axl Cendres, Sarbacane, X’, Exprim.

DysfonctionnelleC’est compliqué d’être surdouée dans la famille de Fifi. D’abord parce que les membres en sont nombreux. Ensuite, peut-être, car son père est souvent en prison et sa mère parfois à l’asile. Enfin, car photographier la connaissance ne permet pas toujours de tout savoir. Surtout en amour.
Axl Cendres nous invite à faire la connaissance d’une incroyable famille. Et on plonge avec grand plaisir : on s’attache à ses types loin des stéréo(types), qui cassent les codes et les règles et imposent leur réalisme ; on savoure leur bizarrerie et leur étrangeté ; on s’attache. Alors bien sûr, l’émotion surgit, surtout quand l’amour avec un grand A pointe le bout d’un téton. Avec toujours le mot vif, la plume alerte, la tournure inattendue et la syntaxe percutante, on chevauche le texte au galop et on part pour un saut d’obstacle émotionnel. Axl Cendres charme, séduit, envoûte. On en redemande. Un grand livre à dévorer et à faire passer entre toutes les mains.

Dernier été pour Lisa

Dernier été pour Lisa, Valentin Musso, Seuil.

Dernier été pour LisaLisa a été tuée et le meurtrier présumé est relâché. Mais était-il vraiment coupable ?
Ce roman est un diesel : il met un temps fou à se lancer. D’abord, on prend le temps de poser le décor, de bien définir les personnages. Pourquoi pas. C’est un brin longuet mais on a malgré tout envie de savoir. Puis le dernier tiers est enfin celui de l’explosion de révélations. Le lecteur ne cesse d’envisager des pistes qui sont sans cesse démenties trois pages plus loin. Le jeu est amusant et la lecture gagne en intérêt. Le dénouement parvient enfin à surprendre, confirmant alors que l’ensemble forme un bon thriller.

Big Bones

Big Bones, Laura Dockrill, Blandine Longre, Robert Laffont, R.

big bones.jpgBB est grosse. Le médecin lui demande donc de noter ce qu’elle mange. D’écrire un journal alimentaire donc. Et BB nous offre un livre.
En ce moment, c’est assez à la mode d’offrir à lire des héroïnes grosses et loin des stéréotypes de mannequinat. Mais quelque chose me gêne souvent dans ces lectures : sous prétexte de défendre le droit d’avoir des corps différents des mannequins, on prône l’absolue obésité. On peut être bien dans sa peau avec des bourrelets sans mélanger les sujets et mettre en valeur l’obésité dite morbide où la santé est tout de même en danger. D’autant que les romans aboutissent finalement malgré tout à une perte de poids. Toute l’argumentation s’effondre donc. Si on laisse de côté ces réflexions, on peut toutefois noter que le roman est plein d’humour et que l’auteure a un talent indéniable pour mettre en valeur des aliments. Aussi, le texte ne tourne pas qu’autour du poids : on y parle amour, famille, avenir. La lecture reste ainsi divertissante et agréable du début à la fin.