Cher inconnu

Cher inconnu, Berlie Doherty, Anne Krief, Gallimard Jeunesse, pôle fiction.

Chère inconnue, Berlie Doherty, Anne Krief, Gallimard Jeunesse, pôle fictionDécouvrir que l’on est enceinte lorsque l’on est encore soi-même une enfant, c’est nécessairement un chamboulement.
Voilà l’histoire intense de ce roman où la jeune fille s’adresse à ce fœtus si méconnu et où chacun livre son témoignage. Forcément, l’émotion est présente. Toutefois, il manque un peu de faits notables pour maintenir l’attention, qui peut donc s’étioler au fil des pages. C’est dommage car le sujet est important mais le traitement en devient classique.

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Asynchrone

Asynchrone, Fabien Clavel, Lynks.

Asynchrone, Fabien Clavel, LynksUne explosion et la vie bascule. Les parents de Chora sont décédés alors que c’est elle qui était la plus fragile.
Ce roman est une déception. L’auteur utilise de nombreux thèmes classiques du roman sf, les combine à sa sauce pour tenter de créer un roman qui tient en haleine. Mais le résultat est une mixture sans gout qui utilise de nombreux clichés du genre. Cela en devient même assez ridicule, jusqu’au dénouement totalement artificiel. De la sous-sf de mauvaise qualité donc.

Charisma

Charisma, Jeanne Ryan, Anaïs Goacolou, Robert Laffont, R.

Charisma, Jeanne Ryan, Anaïs Goacolou, Robert Laffont, RUne seule injection et toute la timidité est envolée. Une jolie promesse, non ? Voilà une annonce qui cachera bien sûr une sombre réalité une fois la dose injectée.
Ce roman a un sujet classique mais le procédé fonctionne habituellement : on a une prise de risque et un danger, donc un début qui promet aventures et rebondissements. On imagine une intrigue en puzzle et un dénouement coup de théâtre. Eh bien c’est raté. Car entre l’annonce du topo et le dénouement qui résout tout de manière archi attendue, on n’a… rien. Le néant. Des pages de vide. On peut saluer le talent de savoir remplir autant de pages avec si peu de contenu, chapeau. Du coup, bien sûr, l’ouvrage est une déception.

Parfaite

Parfaite, Caroline Kepnes, Camille de Peretti, Pocket.

Parfaite, Caroline KepnesIl l’a remarquée dès qu’elle a franchi les portes de sa librairie. Tout de suite, il a voulu tout savoir sur elle. Et ce fut si facile. Bien sûr qu’elle sera celle qu’il souhaite.
Ce thriller rondement bien mené tient en haleine tout du long. On découvre avec horreur la facilité à découvrir les détails virtuels d’une vie, les manigances possibles d’un criminel et les horribles péripéties qui surviennent. Seul bémol : j’avais découvert l’adaptation en série avant de lire le roman. Donc je connaissais chaque retournement et j’ai même trouvé que ceux qui étaient ajoutés dans la série augmentaient le piment. C’est rare mais j’ai pour une fois préféré la version en série. Ceci n’amoindrit en rien la qualité du roman d’origine.

Cogito

Cogito, Victor Dixen, Robert Laffont, R.

CogitoRoxane a de mauvais résultats. Par chance, la voilà sélectionnée pour optimiser son cerveau.
J’attendais grandement ce roman puisque l’auteur est celui de la série Phobos, dont chaque tome a été très maîtrisé. Alors même si le sujet me semblait classique en dystopie, j’avais hâte de voir le traitement dans ce roman. Malheureusement, je fus déçue.
D’abord, une grande partie du roman manque de suspense. On est dans la découverte du concept mais rien ne permet de tenir en haleine le lecteur. On attend, simplement. On assiste. Alors oui, l’auteur est fort documenté sur le sujet. Et on a un balayage de comptoir des théories philosophiques. Bon. L’ado qui méconnaît le sujet sera peut-être interpellé.
Ensuite, on a une longue succession de scènes d’actions convenues et sans grandes surprises.
Enfin, un dénouement vraiment, mais alors vraiment, archi cliché pour le sujet. Pour un auteur qui a tant su innover, c’est décevant. D’autant qu’entre le contenu théorique et le talent d’écriture, on pouvait offrir un bon roman à lire. Dommage.

Partir sans laisser d’adresse

Partir sans laisser d’adresse, Susin Nieslen, Valérie Le Plouhinec, Hélium.

Partir sans laisser d'adresseVivre dans un camping-car avec sa mère n’est certainement pas la situation la plus confortable au monde. Mais si, en plus, cette précarité risque de se briser, que reste-t-il ?
Voilà encore un excellent titre de notre autrice chérie. Une nouvelle fois, Susin parvient à trouver les mots pour ajouter de l’humour et faire sourire sur un sujet si sérieux. Notons que la thématique de l’argent est si souvent fuie qu’elle devient quasiment invisible dans la littérature ado : remercions pour cela l’autrice qui offre ici un roman parfaitement réussi sur ce thème si délicat. Encore une fois on dévore, encore une fois on adore, encore une fois on conseille.

Tiny Pretty Things, La perfection a un prix

Tiny Pretty Things, La perfection a un prix, Sona Charaipotra, Dhonielle Clayton, Alice Delarbre Hachette romans.

Tiny Pretty Things, La perfection a un prixDans le monde de la danse, tout est-il vraiment fait de grâce et de dentelle ? Car au milieu du rose et des tutus, se niche une compétition intense et rude. Seuls les meilleurs danseurs peuvent grimper les échelons. Faut-il être prêt à tout pour gravir au sommet ?
Ce roman autour de la danse réunit tous les clichés attendus : le côté concours, la recherche de la minceur et de l’excellence et les attendues rivalités et coups bas. C’est très teenage mais le résultat est celui attendu : le mélange des ingrédients fonctionne et les ados amateurs de danse et d’intrigues typiquement adolescentes seront comblés. Les autres passeront leur tour.

Par le feu

Par le feu, Will Hill, Anne Guitton, Casterman.

Par le feuUne ado a réussi à fuir, à échapper à la mort. Mais peut-elle vivre parmi ceux qui n’ont pas la Foi ?
Ce roman, inspiré d’une histoire vraie, narre comment une jeune fille qui a grandi dans une secte peut tenter de s’intégrer au monde. Bien sûr, l’endoctrinement est fort, les pensées vont être difficiles et l’évolution lente. Le sujet est intéressant mais le traitement tire en longueur. Les pages se suivent et se ressemblent et le suspense est moindre. Il fallait sans doute davantage de fiction pour faire un roman, ou bien rester proche du réel pour livrer un témoignage. Mais l’entre-deux donne un résultat qui ennuie rapidement. Dommage car le sujet était intéressant.

Luca

Luca, Franck Thilliez, Fleuve noir.

lucaUn couple prêt à tout pour avoir un enfant, un cadavre sans visage, un message annonçant le futur : voici les premières pages du roman de Franck Thilliez, premières pages qui vous entraineront sans pause jusqu’aux dernières, avec la même addiction que pour tous les précédents titres de l’auteur. On retrouve ce qui fait la force de ses romans : la continuité avec la série, le plaisir de suivre un fil rouge, les descriptions riches en horreur et un puzzle toujours plus complexe que celui que l’on croit découvrir au début. Les pièces surviennent ainsi, les unes après les autres, souvent inattendues, parfois semblant tout remettre en cause et on prend grand plaisir à découvrir les surprises qui sont semées au fil des pages et non pas exclusivement au dénouement. Si vous souhaitez lire un bon polar d’une traite, voici assurément le titre qu’il vous faut !

Il suffirait d’un signe

Il suffirait d’un signe, Tiffany Schmidt, Agnès Jaubert, Bayard.

Il suffirait d'un signe.jpgMia devrait simplement penser à sa vie d’ado, ses amours et ses amis. Mais la leucémie survient dans sa vie.
Les romans qui abordent la maladie usent souvent des mêmes recettes. On retrouve ici un pêle-mêle des ingrédients habituels, avec le petit zeste de pathos, la petite touche d’émotions etc. Les pages se lisent bien mais aucune innovation ne vient révolutionner le genre. A lire seulement si on n’a lu aucun roman narrant un cancer donc.