Pacco fait son show, Boys vs Girls

Pacco fait son show, Boys vs Girls, Tapas.

pacco-fait-son-show-boys-vs-girlsLa quatrième de couverture, j’adore. On a bien le style du one man show, l’illusion de jaquette et l’humour omniprésent jusque dans les dernières lignes (oui, j’ai lu les toutes toutes petites lignes). Pour l’intérieur… l’avis est plus mitigé. Alors oui, certains gags marcheront auprès de quelques lecteurs. Oui, l’impression de one man show est bien tenue du début à la fin, même si le style graphique n’a pas été réfléchi et poussé au maximum. Mais pour l’humour, on surfe quand même principalement voire uniquement sur les gros clichés. Et si, parfois, cela peut fonctionner, là, c’est l’overdose. Du coup, c’est indigeste et on en garde un souvenir insipide. Dommage.

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La ligne droite

La ligne droite, Hubert, Marie Caillou, Glénat.

la ligne droiteC’est une histoire d’amour. Qui tâtonne. Qui hésite. Qui vit ses premiers frissons. Ah, le premier baiser !
On frémit à chaque page avec notre protagoniste timide et hésitant, on ressent ses craintes et ses doutes, on tremble, on vit. Ainsi, l’émotion passe avec une justesse qu’il est rare d’atteindre. J’avais déjà été fortement touchée par La chair de l’araignée il y a quelques années et le duo d’auteurs nous prouve encore une fois leur talent tant dans l’écriture, la mise en scène, le dessin que le soin du détail. Un beau duo, une belle lecture. Vivement une nouvelle création.

Cléopâtre princesse de l’espace, tome 1, La prophétie des étoiles

Cléopâtre princesse de l’espace, tome 1, La prophétie des étoiles, Mike Maihack, Grafiteen.

cleopatreIl ne faut pas avoir peur de lire le résumé de la quatrième de couverture : Cléopâtre se retrouve téléportée dans un futur très lointain et doit affronter une terrible menace. Évidemment, l’adolescente a aussi des cours et des copines.
Bon, dit comme cela, il est certain que le résumé fait peur : quel est ce mélange des genres totalement improbable ? Pourquoi choisir Cléopâtre comme héroïne ? Une fois ces curiosités admises comme telles, on peut cependant trouver des qualités à l’ouvrage : une mise en page très aérée qui incite à la lecture, surtout pour d’éventuels lecteurs réticents aux gros blocs de texte ; de l’action, de l’humour et des personnages attrayants et une histoire pleine de dynamisme et de suspense. Du coup, si on admet les bizarreries et que l’on passe sur les quelques clichés et facilités scénaristiques, on a une œuvre qui devrait plaire aux plus jeunes des lecteurs.

Nailbiter, tome 1, Le sang va couler

Nailbiter, tome 1, Le sang va couler, Williamson, Henderson, Guzowski, Glénat comics.

nailbiter tome 1Des tueurs en série, diverses techniques d’assassinat, une ville, des cadavres.
Il est certain que les amateurs de sang seront comblés. Mais pas seulement ! Car on a ici un vrai suspense, des indices, une réelle construction de thriller et des personnages forts. Du coup, on a un grand plaisir de lecture sur chacune des scènes tout en ayant envie de connaître le dénouement de l’histoire. Mais pour cela, patience, il faut lire les tomes suivants. Ce que je ferai très certainement prochainement.

Emma et Capucine, tome 2, Premiers doutes

Emma et Capucine, tome 2, Premiers doutes, Jérôme Hamon, Lena Sayaphoum, Dargaud.

Premiers-doutesEmma et Capucine, leurs vies, leurs amours, leurs doutes, leurs amitiés, leurs amours, leurs danses : je ne peux plus les quitter.
Ces personnages sont toujours intensément réalistes et attachants et l’histoire de ce tome déchire tout autant le cœur que la première. Riche en émotions, la lecture se fait d’une traite avec un plaisir omniprésent à chaque page. Vous l’avez compris, c’est une série à suivre.
Et dépêchez-vous, dans la première édition de ce tome, il y a un superbe poster offert et quelques (magnifiques) planches supplémentaires.

Ma guerre, De La Rochelle à Dachau

Ma guerre, De La Rochelle à Dachau, G. P. Gautier, T. Oger, Rue de Sèvres.

ma guerreCette guerre, on peut en lire plein de récits, l’horreur décrite semblera toujours aussi atroce et incompréhensible. Cette guerre, c’est ici la sienne, celle de Guy-Pierre Gautier.
La narration avance à petits pas, l’horreur s’insinue, les bonds dans le temps annoncent déjà les atrocités à venir. Et puis, le camp. La souffrance, omniprésente. Inénarrable. Et pourtant. Avec une grande justesse, le dessinateur transcrit les visages et fait passer les émotions. Ainsi, jamais la guerre de Monsieur Gautier ne sera oubliée.

Irena, Tome 2, Les justes

Irena, Tome 2, Les justes, Morvan, Tréfouël, Evrard, Walter, Glénat.

irena 2Ohlala mais quelle bande dessinée !
Quels frissons à la lecture !
Quelle intensité ! Vous l’avez compris, ce second tome, dans la lignée du premier, est tout aussi saisissant et exceptionnel. Et même, l’émotion gagne en intensité, les frissons perdurent longtemps après la lecture et les scènes resteront à jamais gravées dans les esprits des lecteurs. Un seul mot : lisez. Et n’oubliez pas, bien sûr.

Irena, Tome 1, Le ghetto

Irena, Tome 1, Le ghetto, Morvan, Tréfouël, Evrard, Glénat.

irena 1Irena vient en aide aux juifs parqués dans le ghetto de Varsovie. Puis, courageusement, elle décide d’aider davantage encore les enfants en les faisant sortir.
Cette (presque) biographie sous forme de bande dessinée est extrêmement bien réussie. La simplicité du dessin et le trait enfantin ajoute encore plus à l’horreur en créant un décalage qui semble impossible à combiner. Les bonds dans le temps ajoutent en tension et ce premier tome se dévore alors d’une traite. Qu’Irena a été courageuse ! Quel récit nécessaire ! Bravo à l’auteur d’avoir écrit sur la vie de cette femme, dont on mérite de parler grandement. Et bravo au trio pour cette superbe réalisation.

La nuit des morts vivants, Tome 3, Petits secrets de famille

La nuit des morts vivants, Tome 3, Petits secrets de famille, Instin, Bonetti, Vents d’Ouest.

Petits-secrets-de-famillePromis, promis, je ne raconte pas le contenu de ce troisième et dernier tome pour ne pas gâcher la lecture des deux premiers. Car, bien sûr, il vous faut lire la trilogie en entier. Pourquoi ? D’une part, les zombies, ça a toujours son petit lot de satisfaction. Même si, dans ce tome, ils en deviennent presque accessoires. D’autre part, car l’intrigue se tient, du début à la fin, avec enfin toutes les explications tant attendues. Cependant, il est un peu regrettable qu’elles soient à ce point condensées au sein d’un dénouement qui en devient trop rapide. Aussi, on reste souvent sur notre fin dans les histoires de zombies et celle-ci fait partie du lot. Toutefois, les amateurs du genre trouveront des qualités et des plaisirs de lecture (si l’on excepte les quelques clichés trouvés ici et là).

Le dessein

Le dessein, Jonathan Munoz, Glénat.

le desseinUn dessinateur de bd qui lutte pour se faire éditer, une rencontre qui lui fait voir le dessin autrement, et des dessins, des dessins et encore des dessins.
Dans cette bande dessinée, la mise en abyme attire immédiatement l’intérêt du lecteur, l’humour fonctionne et les pages se tournent de la première à la dernière page avec un plaisir croissant. Une seule envie après avoir refermé le livre : dessiner, créer et replonger dans d’autres bds. Vite, foncez !