A la vie à la mort

A la vie à la mort, Paule Du Bouchet, Gallimard Jeunesse, pôle fiction.

A la vie à la mort.jpgDans ce recueil se trouvent sept nouvelles.
Une thématique en commun : la guerre, sujet souvent abordé par l’autrice dans d’autres ouvrages. Et un autre thème primordial : les relations humaines, bien sûr. De courts récits mais des histoires fortes, qui bouleversent intensément.
Des textes nécessaires.

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Cœurs brisés, têtes coupées

Cœurs brisés, têtes coupées, Robin Schneider, Nathalie Peronny, Gallimard Jeunesse, Pôle fiction.

Cœurs brisés, têtes coupéesEzra est le beau gosse, sportif et parfait, du bahut où il règne en maitre. Sa vie va basculer.
Bon… l’annonce de la quatrième et du début du roman est un peu mensongère. Car le basculement n’est somme toute pas si dramatique que cela. Et le reste du roman n’énonce que platitudes et rebondissements habituels du roman pour ado cliché. Du coup, c’est nécessairement la déception. C’est dommage car l’idée pouvait être prometteuse : encore fallait-il l’amener plus loin.

Où est passée Lola Frizmuth ?

Où est passée Lola Frizmuth ?, Aurélie Gerlach, Gallimard jeunesse, pôle fiction.

Où est passée Lola FrizmuthPartir au Japon suivre un coup de cœur, c’est gonflé. Et se retrouver confrontée à un gangster alors qu’on est à l’autre bout du monde, c’est… pas de chance.
Ce roman est très bien écrit : l’intrigue est originale, le ton est drôle et les personnages assez attachants. Il manque toutefois un peu de peps et de renouveau au fil du texte pour maintenir l’intérêt jusqu’au bout. Du coup, on risque de perdre quelques lecteurs en cours de route. Malgré tout, il est certain que l’autrice a de la ressource pour créer des scènes loufoques et hilarantes. Un nom à retenir donc.

Nous autres simples mortels

Nous autres simples mortels, Patrick Ness, The Rest of Us Just Live Here, Bruno Krebs, Gallimard jeunesse, Pôle fiction.

Nous autres simples mortelsÊtre un ado, c’est déjà pas mal compliqué. Mais si en plus il faut gérer un nouveau genre d’apocalypse mortelle… euh… non merci.
Les romans de Patrick Ness sont toujours déstabilisants. Car on ne sait pas d’où ils partent ni où ils vont. Il faut donc accepter de se laisser embarquer et suivre les personnages et les envies de l’auteur là où il décidera de nous emmener. Et ce sera loin, donc. Alors nécessairement, le risque de perdre en route du lectorat est grand. Pour autant, les thématiques stéréotypées du genre, traitées ici avec grand brio, sauront garder le plus grand nombre. On saura donc apprécier l’innovation et l’originalité : voilà bien confirmation, bien que nous n’en doutions pas, du grand talent de l’auteur.

Sans prévenir

Sans prévenir, Matthew Crow, Marie Hermet, Gallimard Jeunesse, Pôle fiction.

sans prevenirFrancis a une leucémie. Voilà. Cela arrive comme ça et personne n’y peut rien.
Encore un roman sur le cancer ? Alors… clairement : oui. Je ne peux même pas tenter de tourner le concept autrement : oui, c’est un énième roman sur le sujet, oui, il y a de l’humour pour alléger un peu le thème mais le pathos est tout de même en bonne dose, oui, les originalités sont peu nombreuses. Le problème est que j’ai même pu deviner le dénouement dès les premières pages tant les structures de ce genre de texte sont souvent similaires. Toutefois, je dois avouer que j’ai lu le roman très vite, sans m’ennuyer, en me laissant porter. Car on peut faire du convenu mais le faire correctement. C’est donc ici le cas. Voilà un roman sur le cancer : attendez-vous précisément à cela.

Mon père est un parrain

Mon père est un parrain, Gordon Korman, Catherine Gibert, Gallimard Jeunesse, pôle fiction.

Mon père est un parrainC’est en général compliqué de craquer pour une fille. Mais avec une famille dans la mafia, ça l’est encore plus. Surtout si la fille en question est liée au FBI.
Ce roman est truffé d’humour et de scènes comiques. Il est certain que l’ennui n’est pas au rendez-vous… du moins dans la première moitié. Car une fois le principe posé, le style s’essouffle quelque peu. Le renouvellement manque légèrement au sein des rebondissements. Mais il est certain que ce roman saura trouver son public : il faut juste y chercher seulement du divertissement temporaire.

Tant que nous sommes vivants

Tant que nous sommes vivants, Anne-Laure Bondoux, Gallimard Jeunesse, Pôle fiction.

Tant que nous sommes vivantsL’histoire de Bo et de Hama, elle ne se résume pas, elle ne se raconte pas, elle se déguste page après page.
On a la voix du conteur qui nous narre son récit. On ressent la chaleur du feu, on sent le souffle de sa voix. Bref, Anne-Laure Bondoux excelle dans l’art de nous bercer par ces mots pour créer un conte qui fait voyager. On suit les personnages, on frémit, on attend, et on savoure. Clairement, il faut aimer que l’on prenne son temps, que les actions se fassent attendre, que le récit nous emmène on ne sait où. On adhère ou on n’adhère pas. Mais ce livre touchera assurément le plus grand nombre des lecteurs.

Après la vague

Après la vague, Orianne Charpentier, Gallimard Jeunesse, Pôle fiction.

après la vagueDeux jumeaux sur une plage. Un tsunami, un seul survivant.
C’est un roman de deuil. Pendant les 150 pages, on suit la perte, la souffrance, la déconstruction, l’acceptation. Oui, l’émotion est saisissante. Oui, l’auteur trouve les bons mots. Mais ! Mais j’ai du mal avec les romans qui n’ont pas d’autres histoires à raconter qu’un concept unique à étirer. Pour moi, l’histoire commence au dénouement. Le deuil ne suffit pas à engendrer du roman. L’article est donc à peu près aussi court que le roman. Dommage, la base était là.

Le soleil est pour toi

Le soleil est pour toi, Jandy Neslon, Nathalie Peronny, Gallimard, Scripto, Pôle fiction.

Le soleil est pour toiLe soleil est pour toi fait partie de ces rares romans qui te font vivre une expérience inédite. Formidablement bien menée de la première à la dernière page, l’œuvre t’emmène, te subjugue, t’emporte et te bouleverse.
L’histoire ? Celle de deux jumeaux, une fille et un garçon. L’art les réunit, les désunit, les relie et les sépare. Chacun s’épanouit, et leur lien s’étiole ou s’intensifie.
Comment vous narrer l’inénarrable ? Ici, on est face à une œuvre d’art et l’émotion des mots fait des vagues à chaque page. On ne peut pas résumer, on ne peut pas condenser. Il faut tester l’expérience, se laisser surprendre par le style, où les mots déferlent de manière inattendue. La temporalité fait des vagues, les récits s’enchâssent, les personnages se construisent. Et le lecteur, à bout de souffle, savoure. Une pépite donc.

L’amour dure plus qu’une vie

L’amour dure plus qu’une vie, Ann Brashares, Anne Krief, Gallimard Jeunesse, Pôle fiction.

l'amour dure plus qu'une vieLe principe : ils se sont aimés dans d’autres vies. Lui, il s’en souvient parfaitement. Elle, beaucoup moins.
L’idée n’est pas très originale mais pourquoi pas. Sauf que, dans ce roman, on avance à vitesse d’escargot. On suit les vies passées du garçon et le quotidien actuel de la fille. Mais peu de croisement. Et surtout, zéro suspense. Si bien que j’en suis arrivée à me demander : mais pourquoi je lis ce roman ? Car l’histoire ne semble aller nulle part, et l’ennui survient vite. Du coup, au bout d’un peu plus d’un tiers, l’ouvrage m’est tombé des mains.