Eleanor & Park

Eleanor & Park, Rainbow Rowell, Juliette Paquereau, Pocket Jeunesse.

Eleanor & ParkIl est de ces personnages qu’on ne veut ne plus jamais quitter. Il est de ces amours littéraires qui sont tant emplis de pure émotion qu’ils te font décoller et pleurer en même temps qu’eux. Il est de ces talents d’écriture qui ne peuvent être contestés. Et, assurément, tout cela est ici bien présent.
Eleanor et Park, on apprend à les aimer, ils nous apprivoisent, ils nous font les adorer. Ce couple, inattendu mais évident, bancal mais inébranlable, nous fait comprendre ce que c’est, l’amour. Et les pages nous plongent dans un tourbillon de coton, et l’on s’envole et l’on nage en plein ciel, et on s’émeut. Alors le contexte de la vie de chacun nous saisit à la gorge, on lit avec les tripes, on est happé dans le bonheur. Quel voyage !
Sûr, Eleanor & Park est un roman qui faut lire, qu’il faut relire, qu’il faut bichonner et qu’il faut conseiller. À bon entendeur.

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Carry on

Carry on, Rainbow Rowell, Pocket Jeunesse.

carry onTrès honnêtement, ce début à la Harry Potter, je n’ai pas accroché. Alors d’accord, c’est fait exprès. J’ai bien compris. Mais ce commencement était tellement plein de clichés et de copier-collers que j’ai failli arrêter ma lecture. Et puis, à 150 pages environ, le premier livre s’achève. Et commence alors le véritable roman. Là, je découvre des personnages qui s’affranchissant des stéréotypes, qui font tomber toutes les barrières, qui me surprennent. Là, j’entre dans l’univers, je deviens complice des personnages, je veux connaître leur avenir. L’environnement magique, j’ai toujours un peu de mal. Mais les relations et les pensées des personnages sont tellement intenses que je finis même par être intriguée par le suspense magique. Sans aucun doute, tout ceci, cette adhésion soudaine, c’est grâce à Baz, qui est de loin mon personnage préféré (et d’ailleurs absent du premier livre, ceci explique peut-être cela). Et au final, je ne connaissais pas l’auteur et je suis ravie de savoir qu’elle a écrit d’autres œuvres. Je vais pouvoir m’y plonger sans tarder. Carry on : une chouette découverte donc. Comme quoi, parfois, ne pas craquer avant le tiers d’un roman permet d’en découvrir toute sa richesse.

Celle dont j’ai toujours rêvé

Celle dont j’ai toujours rêvé, If I was your girl, Mérédith Russo, Noémie Saintgal, Pocket Jeunesse.

Celle dont j_ai toujours rêvéAmanda est née garçon. Et ça, ce fut très compliqué. Il a fallu avoir une enfance dans un corps étranger, faire face à une puberté qui n’était pas la sienne, se « transformer » afin de redevenir soi. Et lorsqu’Amanda arrive enfin à faire tout cela, elle s’interroge : peut-elle réellement réussir à avoir une vie normale ?
Quelle histoire terriblement juste ! Les sentiments d’Amanda sont parfaitement décrits, avec toute leur complexité et leur fragilité. La confusion est palpable et la succession des scènes aide à montrer les différentes difficultés auxquelles la jeune femme est confrontée.
Je pense que la lecture de ce roman est essentielle, pour mieux comprendre les autres, pour mieux savoir comment les aider. Et l’auteur le rappelle bien en note de fin : l’histoire d’Amanda est romancée, la réalité peut être tout autre, ce n’est pas « la » seule histoire possible.
Juste, touchant, émouvant, ce roman est d’une éblouissante beauté dont il serait dommage de se priver.

Vampire, ça craint (grave)

Vampire, ça craint (grave), N. M. Zimmermann, Pocket Jeunesse.

vampire ça craint graveSe faire mordre et devenir un vampire, ça rend tout de suite la vie plus compliquée. Il faut déplacer sa chambre à la cave, gérer le soleil et supporter la cohorte de filles qui nous courent après. Non, vraiment, ça craint.
Voilà à peu près le résumé du livre qui, pour tout révéler, n’ira pas plus loin. Ce qui est réussi, c’est de faire du vampirisme un état maladif : on suit le personnage comme s’il découvrait avoir soudainement une maladie contraignante. Du coup, on pourrait presque utiliser le vampirisme comme prétexte pour réfléchir à la différence, au regard d’autrui, etc. Mais cela reste dommage que les événements relatés restent peu passionnants. Aussi, le choix de mettre une police qui soudainement montre certains termes en capitales a pour objectif d’attirer l’attention du lecteur et de relancer le dynamisme de lecture. Mais, personnellement, j’ai plutôt l’impression d’entendre crier les mots qui sont mis en valeur. Du coup, cela rend la lecture peu agréable. Ce livre devrait toutefois attirer les jeunes lecteurs grâce cette mise en page, sa couverture et son thème. Mais il ne marquera peut-être pas bien longtemps les esprits, en tout cas pas le mien.

The Book of Ivy, Tome 1

The Book of Ivy, tome 1, Amy Engel, Anaïs Goacolou, Lumen, Pocket Jeunesse.

the-book-of-ivy,-tome-1---the-book-of-ivy-581703-264-432Ivy est destinée à épouser Bishop, le fils du président. Mais elle et sa famille ont un autre objectif : tuer le jeune garçon.
Bon, avouons-le, le résumé laisse présager tout un déroulement… qui se réalise en effet. C’est donc sans surprise que les deux ados tombent amoureux. Toutefois, il y a tout de même quelques développements inattendus : on trouve par exemple une remise en cause des parents et un dénouement qui relance bien l’intrigue pour donner envie de lire le tome suivant. Mais la mièvrerie de nombreuses scènes gâche toutefois le peu de réflexions soulevées : on est quand même bien dans de la chick-lit dystopique en robe à froufrous. Et le côté monsieur parfait de Bishop casse toute tentative de réalisme.
À réserver aux amateurs du genre donc.

Geek Girl, tome 1

Geek Girl, tome 1, Holly Smale, Valérie Le Plouhinec, Nathan, Pocket Jeunesse.

geek-girlHarriet est une geek. Une vraie de vraie. Mais voilà que par hasard une agence de mannequinat la repère et que la jeune fille se retrouve à poser… tout en s’emmêlant dans un sac de mensonges.
Le roman répond exactement aux attentes présupposées que l’on peut avoir en voyant la couverture et en lisant le titre. Nous sommes bien en pleine chicklit malgré les (fausses) apparences. On a donc des clichés, des gags de situation et un brin d’amour. Au sein de son genre, le roman s’épanouit à merveille. Que dire de plus ? Rien, justement. Ce tome 1 correspond à ce que l’on attend de lui mais ne va pas plus loin. Forcément, pour moi, c’est un peu juste.

Audrey retrouvée

Audrey retrouvée, Sophie Kinsella, Finding Audrey, Juliette Lê, Pocket Jeunesse.

audrey-retrouveeL’auteur de L’accro du shopping qui publie un premier roman ado, je me méfie un peu et je suis en même temps très intriguée. Parce que, chut, c’est un secret, mais j’aime bien la série. Bien que, il faut l’avouer, l’auteur utilise bien des clichés et ne se casse pas la tête pour l’intrigue. Bref, je commence le roman avec un a priori que j’essaie de garder au loin. Eh bien, Audrey retrouvée a fait valser touuutes mes idées préconçues et ça, j’adore. Car ici, on a un roman ado parfaitement bien maîtrisé, un thème fort et des personnages très réussis. L’ensemble dans une narration qui donne sans cesse envie de tourner les pages, tout en faisait régulièrement rire aux éclats.
Dans cette histoire, on a donc Audrey, une jeune ado totalement angoissée par le monde extérieur et les gens. Très vite, on comprend que ce problème est récent et qu’il est dû à un événement passé. L’auteur joue avec le suspense et nous dévoile les indices au compte-goutte. Et, ce qui est une très bonne idée, c’est que nous n’aurons pas exactement toutes les pièces du puzzle, et c’est très bien comme cela. Car dans cette histoire, on se concentre ainsi sur Audrey et sa guérison. L’auteur aborde ainsi des sujets bien sensibles et on suit les montagnes russes psychologiques du personnage avec un grand intérêt.
L’art de manier la langue pour faire un texte fluide est naturellement une qualité que l’on retrouve dans ce roman et certaines scènes sont totalement hilarantes. Bref, on est en plein suspense, on a le cœur qui bat à l’unisson avec Audrey, et on rit de sa mère autant qu’elle, voire davantage. Un sans-faute ! Sophie Kinsella, continue dans cette voie !