Sarah danse, Bienvenue à l’opéra !

Sarah danse, Bienvenue à l’opéra !, Natacha Godeau, Ariane Delrieu, Auzou, Auzou romans, pas à pas.

Sarah danse, Bienvenue à l'opéraSarah voit qu’une audition va avoir lieu pour danser à l’opéra ! C’est décidé, elle va auditionner !
Je ne comprends pas comment a été écrit ce roman. Est-ce une commande ? Ce ne peut nécessairement pas être le véritable fruit d’une réflexion d’auteur. Car, dans ce roman qui parle d’opéra et de danse… nulle danse, nul Opéra. La scène de l’audition bénéficie même d’une jolie ellipse. L’auteur n’a-t-elle vraiment aucune connaissance de danse pour ne pas bidouiller une audition crédible ? Et nulle attente de résultat, rien. Il faut dire que le principe même d’audition pour des figurants serait à remettre en question tant il est loin des véritables auditions à la célèbre école de danse. Et ce n’est pas tout. On a aussi des pages remplies de peu de choses, des personnages sans profondeur. Bref, parmi les séries de danse, il est en tout cas certain qu’il existe mieux.

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Pour une enfance heureuse

Pour une enfance heureuse, Dr Catherine Gueguen, Robert Laffont, Pocket.

Pour une enfance heureuseDans cet ouvrage, l’auteur met en parallèle le fonctionnement du cerveau et l’éducation reçue par l’enfant. En gros, une preuve scientifique de ce qu’il faut (bien) faire. Et on voit ainsi que ne pas écouter les pleurs d’un nourrisson, ne pas être à l’écoute de son petit, ne pas lui apporter la tendresse et l’attention nécessaires génère de réelles (mauvaises) répercutions sur le futur adulte. Stress, anxiété, manque d’empathie voire maladies sont ainsi en tête de liste chez les adultes n’ayant pas reçu la bonne attention. Envoyer bouler son gosse, oui, c’est grave. Le frapper, même un peu, pire encore. Le problème reste pourtant : ce seront les parents qui n’auront pas besoin de lire ce livre qui le feront et ceux qui agissent mal n’en auront pas connaissance ou le remettront en cause. C’est dommage, surtout lorsqu’on voit les statistiques de ceux qui utilisent le châtiment corporel comme réponse à un conflit. Une seule solution : mettre ce livre entre toutes les mains et le conseiller au maximum de parents possible.

Hunter X Hunter, Tome 1

Hunter X Hunter, Tome 1, Yoshihiro Togashi, Kana.

Hunter-X-HunterSon rêve : devenir un hunter. Problème : les places sont rares.
Ce manga, cela fait environ 10 ans que l’on me le conseille. Enfin, j’entre dans la série non encore achevée de 34 tomes à ce jour. Alors, est-ce que l’addiction fonctionne ? Eh bien oui ! Car les personnages sont caricaturaux à souhait, comme on les apprécie dans ce genre de manga. Car le suspense est immédiat. Et car on sent le principe de défi qui tient en haleine. Voilà une série dont le début est très prometteur. Et à entendre les critiques positives sur la suite, il est presque certain que l’addiction va donc durer.

Une danseuse ne porte pas de lunettes

Une danseuse ne porte pas de lunettes, Claudine Colozzi, Elsa Oriol, L’école des loisirs.

Une danseuse ne porte pas de lunettesÊtre choisie pour danser lors d’un grand ballet, c’est un honneur ! Mais… sans lunettes, cela risque d’être compliqué. Comment ne pas tomber ? Comment réussir à bien réaliser les pas ? Est-ce seulement possible ? Notre petite danseuse est bien décidée à relever le défi !
Cet album est magnifiquement illustré : les doubles pages plongent immédiatement le lecteur dans un univers de danse et de spectacle. On ressent tout le stress de la jeune héroïne et l’angoisse montante à l’approche du grand jour. Toutefois, j’émets une petite réserve sur le dénouement : j’aurais préféré que la jeune danseuse œuvre avec sa paire sur le nez plutôt que de virevolter en voyant flou. Malgré tout, l’album offre une lecture très agréable qui devrait charmer tous les lecteurs amateurs de danse.

The Rain, Après l’apocalypse

The Rain, Après l’apocalypse, Virginia Bergin, Anath Riveline, Bayard Jeunesse.

The Rain, Après l'apocalypseQu’il est difficile d’entamer un tome 2 lorsque l’on sait que l’on a passionnément dévoré le premier ! Car le risque de cassure est très élevé. L’auteure saura-t-elle maintenir le suspense maintenant que le principe a été posé ? Les personnages vont-ils nous captiver alors que nous les connaissons déjà bien ? Quelle nouveauté va créer l’adhésion ?
Eh bien sachez que Virginia Bergin réussit haut la main ce périlleux défi ! D’abord, le style est toujours fantastiquement incroyable. Un mélange de trash et d’humour qui crée un résultat détonnant. On dévore les pages rien que pour savourer le discours de l’héroïne. Ensuite, l’intrigue a de nombreuses surprises et, même si j’avais pour ma part des doutes sur la principale depuis le tome précédent, j’ai grandement apprécié les coups de théâtre et rebondissements narrés. Enfin, ce roman a ce je-ne-sais-quoi qui crée l’adhésion profonde du lecteur. On n’a pas envie de quitter les personnages, on en veut encore. Et pourtant, le point final est là et le risque du tome 3 serait encore plus osé. Alors Virginia, on relève ce nouveau défi ?

Swastika night

Swastika night, Katharine Burdekin, Anne-Sylvie Homassel, Pocket.

Swastika nightEt si Hitler avait gagné ? Et si le nazisme régnait en maître depuis sept siècles ?
Lorsque l’on sait que le roman a été écrit durant la guerre, sa lecture a immédiatement une teinte différente. On pressent l’inquiétude et le danger. Dans cette dystopie, on retrouve bien sûr les éléments attendus. L’auteur a surtout choisi de parler des femmes. Au début, le contexte hypnotise. Malheureusement, le texte est ensuite fort long et la focalisation sur les femmes domine trop. Cela papote à tout-va et les faits se font rares. Dommage, l’ennui survient alors.

Un piano pour Pavel

Un piano pour Pavel, Mymi Doinet, Amandine Laprun, Nathan, Premiers romans.

Un piano pour PavelL’histoire de Pavel, elle sera narrée par une multitude de voix. En effet, à chaque chapitre, un objet croisant le chemin du garçon prend la parole pour raconter une part du récit. Le lecteur, lui, suit l’aventure de Pavel et reconstruit, au fil des pages, le puzzle de la vie de ce mini virtuose.
Quel talent ! Quelle écriture brillante ! Quelle parfaite construction ! Mymi Doinet sait indéniablement trouver les mots pour toucher. Et ça touche fort ! On est empli d’émotions, on est submergé, noyé même. La gorge nouée, on ressort du roman sans bien comprendre ce qui vient de se passer. C’est bien cela, les grands textes.

Des fleurs sur les murs

Des fleurs sur les murs, Cécile Roumiguière, Aurélie Grand, Nathan, Premiers romans.

Des fleurs sur les mursLéna écoute les conversations des grands et comprend que quelque chose ne va pas. Elle commence même à s’inquiéter et à se poser beaucoup de questions. Eh oui, car en mai 68, les choses bougent, changent, évoluent. Et si Léna dessinait pour aider à faire passer des messages ?
Dans ce roman, le contexte historique apparait petit à petit. D’abord, le jeune lecteur a tout le loisir de découvrir une jeune héroïne qui lui ressemble et à laquelle il peut sans problème s’identifier. Puis, les « problèmes des grands » prennent de plus en plus d’ampleur et le comportement de Léna invite à la fois à s’interroger sur quelle serait la réaction du lecteur aujourd’hui et à la fois à mieux connaître cette époque qui semble si lointaine pour les lecteurs actuels. Enfin, le roman se conclut avec une jolie note de gaité, qui donne envie de faire bouger le monde de 2018 tout en profitant de la vie.
Voilà un roman bien écrit qui devrait donner envie à tous les lecteurs de s’emparer de leurs feutres pour véhiculer et défendre leurs idées.

Tant que nous sommes vivants

Tant que nous sommes vivants, Anne-Laure Bondoux, Gallimard Jeunesse, Pôle fiction.

Tant que nous sommes vivantsL’histoire de Bo et de Hama, elle ne se résume pas, elle ne se raconte pas, elle se déguste page après page.
On a la voix du conteur qui nous narre son récit. On ressent la chaleur du feu, on sent le souffle de sa voix. Bref, Anne-Laure Bondoux excelle dans l’art de nous bercer par ces mots pour créer un conte qui fait voyager. On suit les personnages, on frémit, on attend, et on savoure. Clairement, il faut aimer que l’on prenne son temps, que les actions se fassent attendre, que le récit nous emmène on ne sait où. On adhère ou on n’adhère pas. Mais ce livre touchera assurément le plus grand nombre des lecteurs.

Le voyage extraordinaire, Tome 4

Le voyage extraordinaire, Tome 4, Filippi, Camboni, Vents d’ouest.

voyage extraordinaireCe tome est le premier du deuxième cycle de la série. Du coup, même s’il y a début, il y a surtout suite. Et cette plongée in medias res a de quoi déstabiliser. Soit on accroche, soit l’effort pour tisser les liens fait perdre l’attention. Ce fut mon cas. Et bien que le dessin soit totalement envoûtant, les couleurs divinement bien choisies et l’ensemble parfaitement maîtrisé, l’histoire devient ensuite assez banale et l’intérêt s’effiloche davantage encore. Au moins, il reste à observer les jolies planches.