Phobos, Tome 4

Phobos, Tome 4, Victor Dixen, Robert Laffont, R.

phobos,-tome-4---horizons-988223-264-432C’est promis, il n’y aura ici aucun spoiler au cas où certains lecteurs n’auraient pas encore achevé la lecture des tomes précédents. Parlons simplement des impressions de lecture. Ici, on a un tome, encore une fois, extraordinairement brillant. Et que c’est rare de tenir en longueur avec le même talent tout au long de plusieurs volumes ! On pourrait penser qu’il s’agit du numéro de trop, de la prolongation forcée. Il n’en est rien. On a un suspense tout aussi intense, un jeu d’écriture très travaillé et une vraie place au sein de la saga. L’auteur nous épate encore avec un choix narratif inédit, des connaissances scientifiques semées au fil de la lecture et de vrais retournements inattendus. Bref, on dévore les 650 pages comme on a dévoré les 4 (oui car il y a trois tomes plus le volume numéro 0) précédents. Une seule interrogation au dénouement : euh… Victor, tu nous annonces que c’est la fin mais… non ! Tout ne fait en effet que commencer ! Et il reste surtout un personnage dont on aimerait bien ne plus entendre parler. Bref, je pense que tu peux bien nous faire un petit dernier, dac ?

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Outliers, Tome 1, Les Anomalies

Outliers, Tome 1, Les Anomalies, Kimberly McCreigth, Robert Laffont, R.

outliersOuhla… rarement un roman parvient ce tour de force : créer du suspense tout en ne racontant… rien. Voilà que le lecteur est maintenu en haleine par un minuscule brin d’intrigue. Et cela dure, cela dure ! Durant une grosse moitié du roman, il ne se passe presque rien. Et l’on en vient à se demander si la quatrième de couverture ne raconte pas un autre roman. Et puis, bonjour, les liens se tissent d’un coup. Ah oui, c’est vrai, semble d’être dit l’auteur, il faut que mon histoire… en raconte une. Nous voilà alors enfin confrontés à la quatrième et… non, toujours pas de réelle construction.
Comme j’avais lu qu’un retournement final créait un réel cliffhanger, j’ai tenu mais la fin du roman survient comme les bouteilles gazeuses que l’on n’a pas secouées : sans bruit, sans peps, avec un petit pshuit inutile. Conclusion : prenez plutôt un café.

L’infini + un

L’infini + un, Amy Harmon, Robert Laffont, R.

l-infini---un-657261-264-432Une histoire entre un garçon et une fille. Chacun a son passé et ensemble ils écrivent le présent.
Bon, on est clairement dans de la chicklit. Mais pourquoi ne pas tenter d’ajouter un brin d’histoire par-dessus cela ? Car ici, l’ennui survient vraiment très vite, dès les premières pages. C’est simple, il ne se passe rien. On lit les dialogues entre les deux protagonistes, on suit leurs gestes du quotidien sans grand intérêt et… voilà… rien de rien.
Du coup, nécessairement, l’ouvrage tombe des mains après les traditionnelles cent pages qui laissent leur chance à un roman. Et là, c’est sans regret.

La sirène

La sirène, Kiera Cass, Robert Laffont, R.

la sirèneKahlen est une sirène. Elle doit cent ans à l’Océan avant de pouvoir retrouver sa liberté. Le sort est dur mais la jeune fille tient bon. Il ne lui reste plus que vingt ans à faire lorsqu’une rencontre vient tout bouleverser.
Au début, j’ai eu peur des clichés. Et j’avais plus ou moins raison. Plus : car les clichés sont bien présents. On a le côté chicklit girly, les arrangements narratologiques qui semblent sortir du chapeau de l’auteur afin de satisfaire le bon déroulement de l’histoire et une construction archi convenue. Moins : car, mine de rien, les clichés sont bien menés et que cela fonctionne. On est pris par l’intrigue, on s’intéresse au personnage et on prend plaisir à la lecture. Bien sûr, le suspense est assez moindre mais les pages se tournent tout de même avec envie de plaisir.
Du coup, pour conclure, ce n’est certes pas un roman original qui marquera les esprits mais disons qu’il convient très bien pour un divertissement passager. Et c’est déjà bien.

La Lectrice

La Lectrice, Traci Chee, Magali Duez, Robert Laffont, R.

la lectriceSefia voit sa vie doublement bouleversée. La première fois lorsque ses deux parents décèdent, après avoir été torturés. La seconde lorsque sa tante est enlevée et promise au même sort. Mais le code de la lecture lui ouvre soudain de nouvelles portes, un nouvel avenir.
Durant la première moitié du livre j’ai trouvé l’écriture totalement addictive. J’ai aimé l’histoire, les personnages, l’univers. La mise en abyme fonctionne, les petits jeux de lecture sont divertissants, sympathiques et attrayants et le suspense haletant. Par moment toutefois l’intérêt s’étiole car les récits annexes se multiplient trop. Enfin arrive la moitié de l’ouvrage. Et, malheureusement, l’intérêt décroît à cause de la multitude de sujets lancés. La prépondérance des questions sans réponse gâche le suspense. Aussi, les aspects magie et pouvoir m’ont gênée : on perdait de vue le sujet principal de la lecture. C’est dommage car l’écriture est bonne, autant que les idées. Comme quoi cela ne suffit pas à engendrer un tout réussi sur toute la ligne.

Le monstrologue

Le monstrologue, Rick Yancey, Francine Deroyan, Robert Laffont, R.

le monstrologueUn jeune garçon est l’assistant d’un monstrologue, expert en créatures étranges et dangereuses.
Le résumé est mince, comme l’est l’intrigue. En effet, tout est long et lent dans ce roman. Du coup, nécessairement, l’ennui survient rapidement. C’est dommage car certaines scènes sont bien sanguinolentes. Malheureusement, comme le lecteur ne sait pas pourquoi il lit cette histoire, ces scènes de sang ne servent pas à maintenir un intérêt suffisant pour mener à terme la lecture du roman. Du coup, l’ouvrage tombe vite des mains.

La servante écarlate

La servante écarlate, Margaret Atwood, Sylviane Rue, Robert Laffont, Pavillons Poche.

la servante écarlateJ’ai vu la série avant de lire le roman. Et bien évidemment, c’est une erreur. D’autant que la série est extrêmement bien réussie. Du coup, durant la lecture, je ne pouvais que songer aux épisodes visionnés, aux parallèles retrouvés, aux scènes respectées, aux écarts accordés. Bref, ce fut dommage car je pense que cela m’a bien parasité la lecture. Il eût fallu commencer par le roman. Car la découverte de cette société est captivante, intrigante et inspire grandement la réflexion. Je fus même déçue que l’ouvrage ne présente pas d’espoir de rébellion. Ce fut cependant une lecture agréable, que je recommande chaudement. Mais, si possible, avant de voir la série. Sinon, l’intérêt décroît.

A la place du cœur, saison 2

A la place du cœur, saison 2, Arnaud Cathrine, Robert Laffont, R.

à la place du coeur 2J’avais un avis très mitigé sur la saison 1. Une écriture soignée, des personnages attachants… Mais un trop plein en arrière-plan qui fait finalement perdre au réalisme. Pourtant, les personnages continuaient de me trotter dans la tête et j’avais bien envie de savoir ce que devenait Caumes. Le tome 2 commence et, au début, la réponse tarde. Mais l’écriture toujours très travaillée est bien présente et le charme fonctionne. Vite, on est de nouveau happés dans le récit de cette deuxième saison. Et puis, surprise, l’auteur change (soudainement ?) une info importante de la narration, crée un nouveau cadre. Cela peut déstabiliser le lecteur qui peut penser que l’auteur sort d’un coup cette idée de sous son chapeau, en cours de route, sur un coup de tête. Mais, admettons. Et si on admet, cela passe. Cette fois, le cadre n’est pas too much, et les qualités trouvées au premier tome sont encore réunies. Du coup, ce tome m’a même davantage séduite que le précédent. Une seule conclusion donc : à quand la saison 3 ?

Follow me back

Follow me back, A.V. Geiger, Frédérique Le Boucher, Robert Laffont, R.

Follow me backEn lisant le résumé, je pensais clairement décrocher au bout de quelques pages. Une ado qui ne veut plus sortir de chez elle à cause d’un mystérieux événement de l’été dernier, qui est fan d’une grande star et le crie sur twitter ; un ado star qui déteste l’image qui est renvoyée de lui à travers Twitter… Une rencontre virtuelle entre les deux protagonistes… bref le topo semble bien plié et l’on se dit qu’on a déjà tout compris. Et, surprise, pas du tout ! Et pourtant ils sont rares les romans où, lorsque Twitter entre en scène, on reste littéraire. Car souvent, on tombe sur un ramassis de clichés et d’évidences. Là, gros succès, l’auteur crée une vraie intrigue, réellement riche en suspense, pleine de rebondissements, avec des coups de théâtre réellement surprenants. En plus, les personnages sortent des sentiers battus : la mère en a ras les couettes de voir sa fille avec ses problèmes psychologiques, même si elle la soutient. De même pour le petit copain. Bref, le réalisme est bien là. Bilan : j’ai été totalement accro à l’histoire ! J’ai eu l’impression d’avoir 15 ans et j’ai dévoré le roman. Une vraie surprise pour un roman que les préjugés m’avaient vite fait ranger en chicklit clichée. Et jamais un roman n’a su procurer un tel suspense sur la dernière ligne ! Quelle dernière ligne ! (Pour les lecteurs bizarroïdes qui s’obstinent à la lire dès le début, là, vraiment, abstenez-vous.)
Je ne peux donc que vivement vous conseiller Follow me back, vous ne le regretterez pas.

Immaculée, Tome 1

Immaculée, Tome 1, Katelyn Detweiler, Madeleine Nasalik, Robert Laffont, R.

ImmaculéeTout est résumé sur la couverture : l’héroïne a 17 ans, elle est vierge… et enceinte. Le pourquoi du comment ? C’est justement ce qui donne envie de lire le roman. Sauf que le résumé est assez mensonger : il laisse entendre que le lecteur va hésiter sur la confiance à accorder à l’héroïne. Mais en focalisation interne, cela fonctionne moins. Il n’y a pas d’hésitation. Aussi, le suspense du pourquoi ne fait pas vraiment monter la mayonnaise. Tout le début du roman consiste en effet à décrire la grossesse, ses effets, etc. Et commence alors une grande réflexion mystique (des autres personnages) qui est assez pénible et inutile puisqu’on la sait hors sujet. Du coup, on se demande pourquoi on lit. On a strictement aucun indice sur le côté fantastique, on attend, et on s’ennuie. Le seul attrait est finalement de voir quel bordel cela engendre lorsqu’on est enceinte et que l’on est encore très jeune. Mais de là à avoir envie de connaître la suite… le suspense est trop léger. Dommage.