Dry

Dry, Neal et Jarrod Shusterman, Cécile Ardilly, Robert Laffont, R.

DryUne sécheresse intense : voilà le topo de cette dystopie.
Ayant apprécié le premier tome de La faucheuse, j’étais attirée par la plume de l’auteur dans cette nouvelle histoire. Malheureusement, point de nouveauté ni d’originalité. Les personnages ont soif… Bon. Se passent ensuite les événements prévisibles lors d’une telle situation. Du coup, on s’ennuie. Et le dénouement ne vient pas surprendre, il poursuit la lignée de ce qui est convenu. Dommage d’utiliser la banalité lorsque l’on sait narrer.

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Charisma

Charisma, Jeanne Ryan, Anaïs Goacolou, Robert Laffont, R.

Charisma, Jeanne Ryan, Anaïs Goacolou, Robert Laffont, RUne seule injection et toute la timidité est envolée. Une jolie promesse, non ? Voilà une annonce qui cachera bien sûr une sombre réalité une fois la dose injectée.
Ce roman a un sujet classique mais le procédé fonctionne habituellement : on a une prise de risque et un danger, donc un début qui promet aventures et rebondissements. On imagine une intrigue en puzzle et un dénouement coup de théâtre. Eh bien c’est raté. Car entre l’annonce du topo et le dénouement qui résout tout de manière archi attendue, on n’a… rien. Le néant. Des pages de vide. On peut saluer le talent de savoir remplir autant de pages avec si peu de contenu, chapeau. Du coup, bien sûr, l’ouvrage est une déception.

Cogito

Cogito, Victor Dixen, Robert Laffont, R.

CogitoRoxane a de mauvais résultats. Par chance, la voilà sélectionnée pour optimiser son cerveau.
J’attendais grandement ce roman puisque l’auteur est celui de la série Phobos, dont chaque tome a été très maîtrisé. Alors même si le sujet me semblait classique en dystopie, j’avais hâte de voir le traitement dans ce roman. Malheureusement, je fus déçue.
D’abord, une grande partie du roman manque de suspense. On est dans la découverte du concept mais rien ne permet de tenir en haleine le lecteur. On attend, simplement. On assiste. Alors oui, l’auteur est fort documenté sur le sujet. Et on a un balayage de comptoir des théories philosophiques. Bon. L’ado qui méconnaît le sujet sera peut-être interpellé.
Ensuite, on a une longue succession de scènes d’actions convenues et sans grandes surprises.
Enfin, un dénouement vraiment, mais alors vraiment, archi cliché pour le sujet. Pour un auteur qui a tant su innover, c’est décevant. D’autant qu’entre le contenu théorique et le talent d’écriture, on pouvait offrir un bon roman à lire. Dommage.

Charlie se change en poulet

Charlie se change en poulet, Sam Copeland, Sarah Horne, Fabien Le Roy, Robert Laffont, R jeunesse.

Charlie se change en poulet, Sam Copeland, Sarah Horne, Fabien Le Roy, Robert Laffont, R jeunesseCharlie a un problème : quand le stress monte, voilà qu’un courant traverse son corps et qu’il se transforme en animal ! Peu pratique n’est-ce pas…
Ce roman est rempli de gags plus hilarants les uns que les autres. Du coup, le lecteur explose de rire à chaque ligne et a du mal à poursuivre sa lecture tant le livre tremble des soubresauts de rire… Ce fut en tout cas ce qui se passa chez ma fille ! Il faut dire que l’écriture est habilement menée : l’auteur s’adresse au lecteur, joue avec lui, s’amuse de la construction de la narration et offre de grands moments de rire. Aussi, l’intrigue est totalement hilarante pour les jeunes lecteurs puisqu’elle repose sur des situations cocasses, auxquelles s’ajoute une bonne dose de gags pipi-caca. Voilà donc un roman qui ravira les jeunes lecteurs ! Et les dernières pages ne donnent qu’une envie : lire le tome suivant !

We are young

We are young, Cat Clarke, Fabienne Vidallet, Robert Laffont, R.

We are young, Cat Clarke, Fabienne Vidallet, Robert Laffont, RIls étaient quatre dans la voiture, trois sont décédés.
Bon… j’ai encore une fois deviné le retournement de l’histoire dès les premières pages. Mais il n’empêche que j’adhère toujours autant à l’écriture addictive de l’autrice, qui sait trouver les mots pour tenir en haleine son lecteur tout en peignant avec une grande justesse les sentiments adolescents. Du coup, les pages se tournent, on dévore et, en théorie, on est supposé être surpris par la fin. Mais même en devinant, la lecture reste plaisante.

Tu ne m’as laissé que notre histoire

Tu ne m’as laissé que notre histoire, Adam Silvera, Constance de Mascureau, Robert Laffont, R.

Tu ne m'as laissé que notre histoireThéo est mort. Pour Griffin, perdre son premier amour est impensable.
La couverture annonce que l’on va pleurer. Eh bien… oui. La scène de l’enterrement est totalement insoutenable et de nombreuses pages font perdre une vision nette. L’émotion submerge et il est indéniable qu’Adam Silvera sait trouver les mots pour parler d’amour, d’amitié, de chagrin. Bien que différent du premier titre, mais tout aussi excellent, ce roman se dévore et laisse une trace durable dans les esprits.

Si loin de toi

Si loin de toi, Tess Sharpe, Robert Laffont, R.

si loin de toiMina est morte. Quoi de plus simple que d’envisager ce qui semble évident : tout cela est à cause de Sophie et de son addiction pour la drogue. A moins que ce ne soit ce que le coupable voudrait que l’on croie.
Ce roman est bien ficelé. Dans la lignée des Cat Clarke, on a les bons ingrédients qui mêlent le genre du Young adult et du polar. Une bonne dose d’amour et d’amitié, des secrets et des mensonges, et un crime, bien entendu. Les surprises fonctionnement bien et, même si certaines scènes sont à rallonge (comme le dénouement), l’ensemble remplit son contrat. Une heureuse réussite donc.

La sélection, Tome 2, L’élite

La sélection, Tome 2, L’élite, Kiera Cass, Robert Laffont, R,

La sélection, Tome 2, L'éliteElle fait toujours partie des filles de la sélection malgré l’écrémage. Et son cœur continue de se balancer.
J’avais pensé que, le tome 1 étant moins décevant qu’attendu, cette suite pourrait peut-être rehausser l’ensemble. Non, donc. Car on a ici multitude de scènes dialoguées qui tirent à la ligne, des sentiments archi clichés et peu de réelle avancée de l’intrigue.
On en restera là donc.

La sélection, Tome 1

La sélection, Tome 1, Kiera Cass, Madeleine Nasalik, Robert Laffont, R.

La sélection, Tome 1.jpgAme est amoureuse. Alors elle n’a aucune envie de participer à la Sélection, même si cela lui permettrait de mettre sa famille à l’abri du besoin. C’est donc à contre-cœur qu’elle dépose sa candidature. Et, surprise, son nom est appelé. La Sélection va commencer.
Ce roman peut rappeler d’autres dystopies et concepts déjà connus. Un mélange de Hunger games et de la série Unreal. Bien sûr, il y a deux garçons, des querelles, des doutes. Et un prince un peu cruche. Mais cela fonctionne car l’écriture fait naître le suspense. Du coup, on a envie de poursuivre avec le tome suivant pour savoir jusqu’où le concept est poussé.

Big Bones

Big Bones, Laura Dockrill, Blandine Longre, Robert Laffont, R.

big bones.jpgBB est grosse. Le médecin lui demande donc de noter ce qu’elle mange. D’écrire un journal alimentaire donc. Et BB nous offre un livre.
En ce moment, c’est assez à la mode d’offrir à lire des héroïnes grosses et loin des stéréotypes de mannequinat. Mais quelque chose me gêne souvent dans ces lectures : sous prétexte de défendre le droit d’avoir des corps différents des mannequins, on prône l’absolue obésité. On peut être bien dans sa peau avec des bourrelets sans mélanger les sujets et mettre en valeur l’obésité dite morbide où la santé est tout de même en danger. D’autant que les romans aboutissent finalement malgré tout à une perte de poids. Toute l’argumentation s’effondre donc. Si on laisse de côté ces réflexions, on peut toutefois noter que le roman est plein d’humour et que l’auteure a un talent indéniable pour mettre en valeur des aliments. Aussi, le texte ne tourne pas qu’autour du poids : on y parle amour, famille, avenir. La lecture reste ainsi divertissante et agréable du début à la fin.