Entrer dans la danse, L’envers du Ballet de l’Opéra de Paris

Entrer dans la danse, L’envers du Ballet de l’Opéra de Paris, Joël Laillier, CNRS éditions.

L'envers du Ballet de l'Opéra de ParisDans cet ouvrage, l’auteur expose le quotidien, les épreuves, les règles des danseurs des petits rats puis de ceux du Ballet, mais aussi la vie et les difficultés rencontrées par la famille. Tout commence d’abord par les épreuves, les concours, les sélections, interminables. Il y a la quête d’un corps parfait. Il y a la concurrence. Il y a les horaires.
Il est certain qu’au fil des pages, on s’aperçoit vite que ce « destin » d’étoile est loin de faire rêver. Il faut passer par un stress permanent, des efforts durs et constants, des sacrifices. Point de jugement au fil des pages mais le lecteur a nécessairement son opinion : soit de songer que le jeu en vaut la chandelle, soit que tout cette Institution équivaut au comble de l’horreur. Bien sûr, avant lecture, le lecteur se doute de certaines difficultés mais à travers la précision de l’étude et les extraits des témoignages, tout cela prend une autre ampleur.
Voici un ouvrage très bien réalisé et passionnant pour tous ceux qui s’intéressent à ces mystérieux danseurs de l’Opéra.

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Construire la conscience phonologique, PS-MS-GS

Construire la conscience phonologique, PS-MS-GS, J.-F. Bohuon, Jean-Luc Coupel, Y. Guyot-Sechet, Retz, des situations pour apprendre.

construire la conscience phonologiqueChez Retz, on propose ici un outil pédagogique bien utile qui expose 14 séances progressives, de la petite à la grande section, pour faire découvrir aux élèves la phonologie. Au moment du regroupement, à l’aide de comptines, les élèves découvrent ainsi les sons, y prennent attention, frappent les syllabes puis les manipulent. Bref, on suit la progression logique habituelle mais les propositions ici présentées sont souvent bien pensées et bien exposées. Du coup, cela fait un bon complément pour l’enseignant pour mieux exploiter ses comptines en regroupement. Si on allie cet ouvrage à Vers la phono, je pense qu’on a tout bon. Manque juste, toujours, un petit mot pour la gestion des multi-niveaux.
Voici donc un ouvrage bien utile pour compléter la réflexion et la mise en pratique de l’enseignant.

Le classeur des savoirs, PS-MS-GS, avec CD-rom

Le classeur des savoirs, PS-MS-GS, avec CD-rom, des outils pour apprendre, Christine Bauducco, Christine Chaillol, Retz.

le classeur des savoirsLe classeur des savoirs, késako ? C’est un classeur, un seul, unique, pour toute la classe, qui va référencer les apprentissages de la classe. À la question « qu’a-t-on appris cette année ? », l’élève saura ainsi aller chercher la réponse, se souvenir, avoir une trace. Pour résumer, le classeur des savoirs, c’est : « ce que j’ai fait, ce que j’en dis et ce que j’ai appris. Parce qu’il s’adresse à l’enfant, ce classeur prend tout son sens.
Je n’ai jamais vu de classeur des savoirs mis en place et je suis grandement intéressée pour en créer un l’an prochain. Ce guide m’a permis de bien comprendre son fonctionnement, de connaître ses avantages et de savoir comment le mettre concrètement en place dans la classe au fil de l’année. Le CD-rom est alors bien utile pour avoir des fiches prêtes ou des modèles. À chacun de choisir s’il s’en servira ou non. J’ai aussi beaucoup apprécié les conseils des auteurs concernant les erreurs à éviter pour la réalisation des fiches. Pour ma part, je vais laisser un peu de temps à la réflexion mais je pense opter pour une réalisation manuelle, une trace écrite réalisée durant le temps de classe, avec les élèves. L’idéal serait aussi d’avoir un classeur voué à circuler dans les futures classes des élèves. On peut aussi envisager des présentations des différents classeurs entre les classes afin de comparer et de mettre en commun les différents apprentissages. Bref, ce classeur me semble être d’une grande richesse et il est certain qu’il y en aura un l’an prochain dans ma classe.

25 situations-problèmes à la maternelle, MS-GS

25 situations-problèmes à la maternelle, MS-GS, Denise Chauvel, Isabelle Lagoueyte, Retz.

25 situations-problèmes à la maternelleCe guide propose de découvrir quelques séquences (25 donc) qui reposent toutes sur le même fonctionnement : mise en situation, phase de validation, phase de conceptualisation, phase d’entrainement ou de réinvestissement et phase d’évaluation. Ces séquences sont réparties dans les 5 domaines de la maternelle. (Certes, l’ouvrage a été écrit lors des programmes de 2008 mais les correspondances avec les nouveaux programmes sont aisées et le contenu toujours pertinent.)
Il est intéressant de choisir de présenter un apprentissage par un problème à résoudre car l’enjeu de la recherche est motivant et le résultat se retient mieux.
J’ai trouvé que pour tout ce qui se fonde sur l’organisation de la classe, l’ouvrage donne de bonnes idées. Même si je ne mettrai pas tout en place l’an prochain, je vais piocher quelques idées pour que les élèves soient davantage acteurs dans le rangement et les compréhensions des règles de vie de la classe. Pour ce qui est de « découvrir le monde », les idées proposées sont intéressantes mais il est déjà plus habituel de fonctionner par problème, donc peu de nouveauté sur ce domaine. On peut cependant piocher quelques idées. Notons toutefois que la création d’un phénakistiscope est passionnante et m’a donné envie de conduire cette séquence en classe. Je pense même que l’idée peut être adaptée pour le cycle 2.
Pour conclure, l’ouvrage peut être acheté les yeux fermés : aucun doute qu’il sera utile pour renouveler quelques pratiques de classe.

Lector & Lectrix, Apprendre à comprendre les textes narratifs, CM1, CM2, 6e, Segpa

Lector & Lectrix, Apprendre à comprendre les textes narratifs, CM1, CM2, 6e, Segpa, Sylvie Cèbe, Roland Goigoux, Retz.

lector lectrixRetz est encore une fois à la pointe des innovations pédagogiques avec ce guide du maître clé en main qui permet d’enseigner autrement la lecture. Car bien sûr, savoir lire, ce n’est pas uniquement déchiffrer. Car bien sûr, il faut saisir le sens. Car évidemment il faut mettre en œuvre plusieurs compétences lectorales. Bref, devenir lecteur : cela s’apprend. Comme l’élève a appris le code, comme il a appris à compter, il doit aussi apprendre à trouver les repères dans un texte, à utiliser tout ce qui peut l’aider à faire sens, à réaliser le bon film de l’histoire, à savoir interpréter sans inventer. Ici, dans Lector & Lectrix, on apprend la lecture littéraire. On découvre comment imaginer le film de la lecture, on apprend à visualiser qui est présent et à quel endroit, on devient lecteur expert.
Pas à pas, cet ouvrage se propose comme très guidé : l’enseignant peut suivre le manuel, qui est totalement clé en main. Les phases de découverte, de mise en commun, d’institutionnalisation… : tout est très détaillé pour chaque étape.
Qu’en penser alors ? Pour moi, ce guide est une grande réussite. Il propose des activités et des textes variés, une réelle réflexion pour les élèves et il leur donne les vraies clés pour mieux lire. Côté enseignant : oui, c’est clé en main… Mais. Mais il y a un « mais » que je préfère préciser : il faut grandement prendre le temps de bien se former à l’ouvrage. On ne peut pas arriver en classe et découvrir la séance en ouvrant le manuel (bien que personne ne fasse cela bien entendu J ). Il faut donc bien se familiariser avec le fonctionnement, prendre le temps de faire une fiche de prép ou au moins lister les étapes sur son cahier journal. Bon. Mais… (deuxième « mais » qui vient contrebalancer le premier), mais le résultat en vaut grandement la peine ! Alors, oui, les photocopies en recto-verso, à découper, pour une classe entière, c’est un peu long ; oui, les séances sont intenses, mais quelle réussite pour les élèves ! Et c’est bien l’essentiel non ? Allez, zou, on fonce !
NB du mari prof en 6e qui a utilisé le guide également : avec une classe très dissipée, les mises en commun peuvent être laborieuses. Mais ses élèves ont tout autant apprécié L’homme à l’oreille coupée que mes CM. Bref, foncez l’on vous dit !
Découvrez des extraits sur le site de l’éditeur.

Construire des rituels à la maternelle, PS – MS – GS

Construire des rituels à la maternelle, PS – MS – GS, Catherine Dumas, Retz.

Construire des rituels à la maternelleAh, je ne me lasse pas des livres de chez Retz. Ici, point de blabla inutile, on est dans le concret. Voici un guide pédagogique qui nous donne de vrais outils à utiliser en classe, de vraies idées, des vraies progressions… Du coup, on lit, on absorbe, et on n’a qu’une envie : appliquer en classe ce que l’on vient de lire tant la progression est d’une logique implacable et les explications d’une grande clarté.
Dans l’ouvrage, on aborde principalement l’appel et le calendrier, deux moments clés des rituels. L’auteur propose différentes approches pour une progression efficace : comment mettre en place ces rituels, sans tomber dans une routine dénuée de sens ; comment faire se compléter habillement accueil, atelier et regroupement, pour arriver à faire progresser les élèves ; comment construire les apprentissages sur un logique de cycle. Des situations concrètes sont alors exposées, selon les niveaux. Un seul bémol, il n’est nulle part question de la gestion du triple niveau. À nous de combiner les propositions dans ce cas. Mais j’aurais aimé avec quelques mots sur l’avantage de l’entraide possible et d’un éventuel tutorat. Hormis ce léger détail, tout est parfait, on a ici un véritable ouvrage clé en main qui pousse à la réflexion et lutte contre l’automatisme des rituels sans but.
Bref, un guide essentiel pour mettre en place intelligemment ses rituels.

Poésies et jeux de langage, CE2-CM1

Poésies et jeux de langage, CE2-CM1, Retz, Christian Lamblin, Marie-Pierre Oddoux.

Poésies et jeux de langageVoici l’ouvrage que j’utilisais l’an passé avec mes CE2 pour la poésie. Au fil de l’année, j’ai pioché parmi les propositions, choisissant les poésies que je souhaitais étudier et l’exploitation que je voulais mener. Car chez Retz, il y a toujours cette proposition guidée qui permet de suivre le guide pas à pas si l’on a envie grâce à de véritables projets clés en main, ou cette liberté suggérée qui laisse à l’enseignant le plaisir de piocher, modifier, créer.
Dans ce guide, on trouve 30 poèmes et autant de variations pour les études en classe. En effet, ici, point de simple copie sans sens ou de récitation par cœur sans intérêt. Grâce à ce livre, on ressent le poème, on le vit, on s’exerce. Ainsi, les élèves sont tantôt invités à s’entrainer à mettre le ton, à jouer avec les mots et les sons ou encore à créer eux-mêmes leurs productions poétiques. Au début de l’ouvrage, les pistes d’exploitation sont exposées par domaine, permettant à l’enseignant de choisir son poème selon l’objectif visé. Tantôt courts, tantôt longs, versifiés ou non, les poèmes ont des styles variés et les exploitations le sont pareillement.
Évidemment, en un an, je n’ai pu tout tester. Mais, tout ce que j’ai mené en classe, les élèves ont a-do-ré. J’ai seulement bifurqué de l’ouvrage pour le printemps des poètes. Sinon, j’ai pioché parmi les textes, optant pour ceux qui m’inspiraient. J’ai principalement suivi le guide mais pas forcément à la lettre. J’ai ajouté aussi les Champions de récitation pour évaluer par compétences les récitations (partielles ou entières) des poèmes, quand il y en avait. Et, à chaque poème, ce fut un succès. Parfois, j’ai prolongé les pistes en filmant les élèves lors de productions théâtrales de lecture de texte. Nous avons réalisé un film avec les productions écrites des élèves, nous avons créé nombre de nouveaux poèmes… Bref, ce fut une année pleine de poésie !
Voici un guide à choisir sans aucune hésitation !

Vers la phono, Moyenne Section

Vers la phono, Moyenne Section, Mathias Gally, Emmanuelle Di Martino, Michel Ott, Christina Dorner, Accès Éditions.

20170307_105909Cet ouvrage est LE livre à avoir dans toutes les classes maternelles pour faire découvrir et étudier la phonologie aux élèves de moyenne section.
Clé en main, découpé par périodes, contenant tout le matériel, offrant des idées de poursuites… le manuel est parfaitement complet pour un usage intensif sur toute une année scolaire.
D’abord, on apprend à écouter (période 1) pour distinguer les sons et les localiser. Ensuite on s’exerce à articuler (période 2). On entre alors dans le vif du sujet en découvrant les syllabes (période 3), celles d’attaques (période 4) et enfin les finales (période 5).
Les deux premières périodes peuvent être complétées par d’autres ouvrages. En revanche, il n’y a rien à redire sur les trois périodes qui suivent. Grâce aux exercices de difficulté croissante, les élèves parviennent très vite à dénombrer les syllabes. Reconnaitre les attaques devient alors ensuite une évidence. Seuls les exercices sur les finales (le plus difficile) peuvent mettre les plus faibles en difficulté, qui restent alors concentrés sur les attaques.
Aussi, l’idéal serait une édition enrichie du matériel déjà tout prêt. Car, il faut l’avouer, il y a beauuucoup de plastifications pour créer les images nécessaires. Et certaines ne sont parfois pas aisément reconnaissables, mais cela reste rare.
J’ai beaucoup apprécié les jeux en salle de motricité pour faire vivre les syllabes et bien visualiser la construction du mot. Les propositions de différenciation sont aussi très pertinentes et permettent d’évaluer chaque élève selon ses compétences. J’ai un peu moins aimé certains exercices présentés sur fiche (que j’ai donc mis en place autrement). Exceptées ces très rares remarques, cet ouvrage est pour moi LA référence pour la phonologie. Et même si je complète souvent avec d’autres sources, Vers la phono est celui que je suis principalement.

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Apprendre dans les coins jeux, PS-MS

Apprendre dans les coins jeux, PS-MS, Catherine Valiant, Elba éditions.

apprendre-dans-les-coins-jeux-ps-msDans cet ouvrage, l’auteur propose des pistes pour exploiter les coins jeux, notamment le matériel qu’ils contiennent, pouvant ainsi être source de moments d’échanges à l’oral.
J’avais très envie de découvrir cet ouvrage pour savoir comment ne pas laisser les coins jeux dans le même état toute l’année et j’avais envie de voir comment on pouvait pousser les apprentissages en faisant évoluer ces espaces et comment l’autonomie créée pouvait répondre aux attentes qu’on a en terme d’apprentissages. Malheureusement, l’ouvrage n’a pas répondu à mes attentes.
On découvre d’abord des coins jeux très classiques (cuisine, poupée, etc.). Ensuite, les premières exploitations qui en sont faites ne sont pas forcément dans le coin jeu mais davantage en regroupement. Certaines idées sont intéressantes (choisir un objet et devoir trouver où il se range, créer un jeu de Kim en se basant sur la logique des actions liées à l’endroit) mais tout cela reste pour moi très classique. On trouve enfin beaucoup de redondances d’activités (récit de ce que l’on peut faire au coin jeu en s’appuyant sur des images par exemple) et… toujours au coin regroupement. Surtout, ce sont principalement des actions dirigées, et souvent en ateliers, là où je recherchais des pistes pour la mise en place de l’autonomie.
Globalement, l’ouvrage n’a donc pas su apporter les réponses que j’espérais y trouver.

La drague pour les nuls, en BD

La drague pour les nuls, en BD, Anaïs Delcroix, Thomas Rietzmann, Emmanuelle Teyras, First éditions.

drague-pour-les-nulsComment me suis-je retrouvée avec ce livre entre les mains ? Un mélange de curiosité et d’ennui, il faut bien l’avouer.
Bon, soyons clair, il est inutile d’acheter ce livre. Les conseils sont des clichés vus et revus et n’apporteront rien à ceux qui chercheraient de vraies pistes, ou très peu. Les dessins sont parfois humoristiques, mais… c’est souvent raté. Certaines blagues sont même totalement de mauvais goût, notamment lorsqu’elles concernent les couples homos. Bref bref, c’est aussi moyen que ce que l’on peut attendre de ce genre de titre. Vu comme cela, c’est donc réussi.