La fourmi rouge

La fourmi rouge, Emilie Chazerand, Sarbacane, eXprim.

la fourmi rougeAlors là, accrochez-vous, ce roman est une pépite rarissime. Fouillez autant de mines à diamant que vous voulez, vous aurez du mal à trouver un roman aussi étincelant.
Je ne sais même pas par où commencer. Peut-être par le fait que Vania Strudel est un personnage totalement inattendu, absolument fabuleux, intensément attachant et parfaitement unique. Ou bien je devrais peut-être vous parler du style, mais bon sang quel style !
J’avais pensé vous montrer quelques citations mais vous vous seriez retrouvés inondés de photos. [J’explique : dans les années 90, on est d’accord que tout ado normalement constitué écrit les citations de ses romans préférés sur des post-its collés au mur de sa chambre ? Bon. À l’ère de l’an 2017, l’adolte (ado-adulte) prend des clichés avec son smartphone et blinde sa carte sd. Bref, j’ai eu envie de photographier chaque page.] Donc le mieux de garder toujours sur soi le roman, au moins je peux relire chaque citation à l’envie. Car les phrases de Vania sont exceptionnelles d’intensité, merveilleusement bien tournées, terriblement drôles ou tragiquement tristes. Je n’ai que rarement eu autant envie de rire ou de pleurer à si peu de pages d’intervalle. Je pourrais vous parler de chaque passage pendant des heures tant ils sont riches et me donnent envie de parler, de commenter, d’admirer. Pour vous dire, la dernière page tournée, je n’ai eu qu’une envie : recommencer au début afin de profiter encore une fois de cette expérience de folie.
Si je ne savais où commencer, bien sûr que je ne sais encore moins comment conclure. Retenez une seule chose : vous ne vivrez plus jamais pareil après avoir la connaissance de Vania.
Jamais un personnage ne vous a fait cet effet.
Jamais vous n’avez ri comme cela.
Jamais vous n’avez lu cela.
Vraiment, Emilie Chazerand, tu viens de créer une dépendance vitale à tes mots. Vite, écris ! Vania, tu me manques déjà.

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