Trois jours à Oran

Trois jours à Oran, Le désir et la peur, Anne Plantagenet, J’ai lu.

trois jours à oranAccompagnée de son père, pied-noir qui a dû quitter son Algérie natale, l’auteur raconte ce retour, ou plutôt cette découverte, au sein de ce pays d’origine.
Ce voyage, Anne Plantagenet nous y invite au fil des pages. Avec elle, on se sent guidé, tenu par la main. Et l’on voit arriver le soleil, la terre sablée, les rues, les odeurs.
Tout en offrant le récit de ce périple, l’auteur casse la chronologie afin de nous narrer également son passé, récent ou lointain, pour mieux saisir ses émotions. Et celles de son père sont tout aussi palpables. Les noms des rues qui ont, ou non, changé, la famille que l’auteur tente de visualiser, les origines, certaines, sur cette terre si méconnue… tout crée le bouleversement tant chez l’auteur que chez le lecteur. Quant à la postface, nécessaire, elle permet de mieux comprendre, de replacer dans un contexte, de répondre aux éventuelles questions que l’on peut avoir.
Après ce voyage littéraire de trois jours, il est certain que l’on n’a qu’une seule envie : monter dans le premier avion, avec son papa pied-noir, pour qu’il nous narre, à son tour, ce passé mouvementé finalement pas si lointain.

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